SYNDROME D'ASPERGER

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 Reportage en psychiatrie Française

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zouift



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MessageSujet: Reportage en psychiatrie Française   Sam 29 Mai 2010, 19:11

Un reporter s'est fait passer pendant trois semaines pour un aide soignant stagiaire dans un service de psychiatrie.

Caméra cachée donc, mais il y a aussi des interview officielles des infirmières, du médecin du même service, pendant la même période, par ses collègues reporters qui interrogent le personnel sur leurs pratiques et leurs difficultées.

Un décalage apparait...
Un débat suit ce reportage avec association des usagers, le directeur d'hôpital, et experts psychiatres.

Je connais parfaitement ce milieu et je suis à votre disposition pour répondre à toute question en tant qu'ancien infirmier en psychiatrie.

Le lien vers l'emission:
http://programmes.france2.fr/les-infiltres/saison-2/index-fr.php?page=emissions-precedentes&id_rubrique=26
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sandral



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Lun 31 Mai 2010, 17:42

Merci Zouift,
Le traitement psy est intolérable, et il reste caché derrière les murs du silence
et pourtant il est extrêmement répandu, ... je suis des etudes d'educatrice donc j'en connais un petit bout. J'ai des amis éducateurs qui se sont enfuis en courant de ce genre d'institutions psychiatriques. Ils en parlent souvent il ont vécus l'enfer et ça les a quasi traumatisé: le phénomène de contention, les chambres d'isolement , le mépris du genre humain et le manque de personnel et le fossé existant entre le quotidien infernal et les psy qui ne font que passer et restent sur leurs nuées théoriques... Evil or Very Mad

Comment envisager quoi que ce soit de thérapeutique dans tout cela?? Il semble qu'on en sort (si on en sort) plus dérangé que quand on y entre!
Il semble aussi que c'est tellement une quantité négligeable de la population qu'on n'a rien d'autre à leurs proposer que du gardiennage quasi carcéral et de l'abrutissement pour avoir la paix point barre.
Soit disant la science progresse !?
affraid enfin bref


Zouift si tu en as le courage dis -nous comment c'était à ton époque et qu'est- ce qui t'en a fais partir

A bientôt

Sandral

(( je fais des stages dans des maisons psy appelés ici centres de jour et c'est le nirvana à coté de ce qu'on voit dans ce reportage.))
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zouift



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Lun 31 Mai 2010, 18:12

Ca changeait du tout au tout en fonction de qui travaillait.

Des collègues infirmiers ouvertement maltraitants côtoyaient des infirmières suffisamment intelligentes et débrouillardes pour sauver un nombre considérable de situations d'absence de diagnostics de maladies graves.

Je mettrai quelques éléments pour illustrer la diversité des situations, içi sur ce sujet quand j'aurai pu les rédiger hors connexion.
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sandral



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Lun 31 Mai 2010, 18:20

Quand on voit des reportages comme ça on se demande qui veut encore travailler là? ceux qui persévère quels genres de personnes est -ce? des passionnés , des cœurs de pierre?
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zouift



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Mar 01 Juin 2010, 07:10

Je vais résumer de façon synthétique la problématique telle que je l’ai connue :

Le premier problème est celui du personnel en France. Deux paramédicaux le matin l’après midi et la nuit dans 90% des services, pour surveiller, protéger, et soigner 25 à 39 adultes atteints de pathologies et handicaps divers, c’est absurde : nous sommes en effet dans un lieu de « crise » avec des situations extrêmes, et d’autres « chroniques ».
Il est impossible d’assurer ces missions avec deux paires d’yeux, d’oreilles, et de mains.

Légalement en France contrairement à la Belgique, il n’existe pas de quota minima entre le nombre de patients et le nombre de paramédicaux.

Le deuxième problème est celui des compétences médicales extraordinairement inégales.
Beaucoup de médecins venant de l’étranger ont achetés leurs diplômes.
Pour les paramédicaux ils sont faciles à repérer dans certaines situations.
Cela exige pour nous de trouver sans cesse des astuces pour les guider vers des décisions adéquates, et jongler dangereusement en hiérarchisant les priorités en fonction de qui est de garde. Il faut négocier avec eux, quand ils sont là, car chacun d’entre eux cumule des emplois et passe au maximum 10/15 heures par semaine alors qu’ils sont payés à temps plein.

Il y a aussi des médecins dûment diplômés qui se retrouvent titulaires en hôpital parce qu’ils seraient incapables de tenir une clientèle. Ou ils sont d’une lenteur et d’une inactivité ahurissante, et comme il n’y a rien a en tirer, on fait comme s’ils n’étaient pas là et on attend qu’ils partent pour appeler le médecin de garde.

Le troisième problème est l’absence de sanctions véritables pour des infirmiers qui brutalisent ou frappent les patients. J’entends par sanction véritable des mises à pied ou des renvois comme il en existe dans la Police.
Ils commettent aussi des erreurs monumentales et il faut les surveiller. Ils ne font que changer de service ou d’hôpital lorsque des écrits les signalent.
Quand nous sommes deux en service, notre propre sécurité dépend aussi de la vigilance et des réactions adaptées de notre unique collègue. Avec qui je travaille aujourd’hui ou cette nuit ?...Cela complique les possibilités de signalement, surtout au début en tant que jeune diplômé non titulaire, et en tant que jeune femme face à un homme.

Le quatrième problème est une culture psychanalytique de surface très répandue dont le vernis s’écaille dés qu’un problème réèl survient : abus sur les patients, entre les personnes hospitalisées etc
Beaucoup de situations, au lieu d’être dites clairement, pourrissent.
Evidement, après, l’agressivité monte, et les accidents du travail pleuvent.

Ces aspect rebutent bon nombre de paramédicaux et de médecins extrêmement compétents.
J’étais mal formé, ignare, mais du genre zèlé et tenace. C’est comme ça que j’ai eu un poste où j’ai travaillé avec des médecins actifs et compétents sur des structures extérieures à l’hôpital, et aussi en consultations à l’hôpital général.
Ceux là se formaient eux même en continu et avaient une orientation cognitivo/comportementaliste.

J’ai pensé que la psychanalyse était utilisée par les médecins dans leur exercice, et par des collègues paramédicaux, comme un pare feu, comme un écran d’idée qui permettait de mettre à distance la réalité concrète.
Je pense que cela leur apporte l'illusion d’humaniser les situations sur le plan intellectuel, tout en niant ou déniant les aspect fondamentaux, notamment biologiques.

Pour retravailler là dedans, il me faudrait sacrifier mon sommeil, ma santé, mon couple et ma famille.
Maintenant, il faut que je vive longtemps et en bonne santé pour accompagner correctement mon fils. Wink

Enfin, comme pour les Armées en France, il existe un cadre légal de discrétion dit Devoir de Réserve.
Parce que j'ai été amené à démissionner, et parce que je n'ai pas travaillé assez longtemps pour prétendre à une retraite pendant laquelle les Agents Hospitaliers sont aussi soummis au devoir de réserve, je peux m'exprimer plus librement sur ce sujet.
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irene



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Mar 01 Juin 2010, 09:40

Je peux rassurer des personnes qui ont leur enfant en psychiatrie... ce n'est pas comme ça d'habitude. Je fais des suivis en milieu psychiatrique (sans prévenir de ma visite)... et ce n'est pas facile mais ce n'est pas comme ça.
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zouift



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Mar 01 Juin 2010, 10:35

Ce que j'ai vu n'est qu'un aperçu de 10 ans sur quelques hôpitaux, sur une partie d'une région Française.

Je ne connais pas le système psychiatrique de la Comunauté Française Belge, ni les centaines d'autres services de psychiatrie en France.

Un des mérites de ce reportage est de montrer un fonctionnement de service sur plusieurs semaines. Cela n'avait jamais été fait, et je trouve que c'est d'une grande importance.
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irene



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Mer 02 Juin 2010, 07:14

Mais avant de crier , il faut aussi penser à tous ces parents qui n'ont pas d'autres solutions de "mal vie". Faut-il les faire souffrir deux fois ?
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sandral



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Mer 02 Juin 2010, 10:01

J'ai une amie dont la soeur est en hôpital depuis 10 ans. Et ce n'est pas loin d'être ce que l'on voit dans le reportage. Elle ne voit quasi jamais de psy! Elle est souvent mise en chambre d'isolement de façon arbitraire, elle est changée de services tous les 3 ans car son état est instable, elle a pris 30 kilos, elle ne peut rentrer chez elle qu'un weekend une fois par mois... sa famille se bat pour la récupérer à la maison depuis un an car elle va beaucoup mieux et la mettre dans un centre de jour uniquement. Il semble qu'il ne soit pas vraiment écouté. Ils vivent dans la région de Tournai ( pas loin de la frontière vers Lille)

Toute la famille souffre autant que leur fille, et ils désespèrent de trouver une place dans une petite maison thérapeutique mais les places sont chères! c'est vrai que pour eux en attendant il n'y a pas d'autres solutions... No
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mimi24



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Mer 02 Juin 2010, 20:01

bonsoir
je suis du nord de la france frontiere lille
et je peus dire qu'ici s'est pros psychanalise
ici on a des adépte du paking
qui est pour moi une torture pour l'enfants
ses medecins on une grande place heureusement il y'en a quelques un qui se mobilise pour d'autre methode "ABA teatch..."
mais quand vous n'avez pas d'infos vous etes une proie facile notre fils est tombé dans leur mains par manque d'info
nous nous sommes opposé et cela nous a couté tres chere
notre histoire est tres longue
mais un jour je vous en parlerai
bonsoir
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sandral



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Mer 02 Juin 2010, 22:46

Même si nous causions ici psychiatrie, je veux juste ajouter un petit mot ...mais je ne veux absolument pas lancer un débat!
je suis à 100% contre la paking. Mais attention à ne pas confondre packing et psychanalyse,( et psychiatrie)
y a un fossé quand même entre les deux.
je connais ici à Bruxelles des centres pro-psy où j'ai travaillé qui sont très respectueux et qui souffrent eux-même de la véritable haine anti-psychanalyse qui souffle dans notre temps...Faut pas généraliser je trouve, ils ne sont pas touchent à jeter Rolling Eyes
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Pascale



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Jeu 03 Juin 2010, 20:19

J'ai vu une partie de ce reportage. Je vais le regarder encore une fois sur le Net.

Jai été moi même hospitalisé à plusieres reprises, cela ne m'a pas du tout aidé.
J'ai connnu les chambres d'isolation, être lié au lit, les injections pour me calmer (et me rendre zombie), ne pas être entendu par les psychiatres ni les infirmiers,...

J'en garde de très mauvais souvenirs, et mes proches aussi. J'en fais encore des cauchemars.

Je pourrais en écrire un livre. Peut être un jour?(mais bon, il y en a déjà tant qui ont été écrit).
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zouift



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Ven 04 Juin 2010, 14:18

irene a écrit:
Mais avant de crier , il faut aussi penser à tous ces parents qui n'ont pas d'autres solutions de "mal vie". Faut-il les faire souffrir deux fois ?

Bonjour irène,

je ne sais pas si votre remarque s'adresse au reportage, à son bien fondé, ou à ce que j'ai écris içi sur ce sujet, ou aux deux.

Je comprends que l'un ou l'autre puisse succiter de l'émoi, de la peur, ou tout autre émotions évoquant une souffrance.

Cependant mes craintes ou celles d'autres personnes ne changent pas les réalités bonnes ou mauvaises.
Les réalités changent dans le temps, selon les endroits et selon les vécus des personnes hospitalisées et de leur famille.

Vous avez parfaitement raison de dire que ce n'est pas partout comme cela.
Je me pose beaucoup nde question sur le montage effectué pour trier les images sélectionnées pendant trois semaines, par exemple:
Ce reportage ne reflète pas une période de 3 semaines (c'est long !) en psychiatrie telle que je l'ai connue:
nous aurions dû assister à plusieurs négociations de crises sur une période aussi longue.
J'en ai vu des milliers dans tous les services, et bien rare était la journée où il n'était pas necessaire de déployer nos aptitudes à résoudre ces situations: arriver à calmer des personnes en trouvant un terrain de communication qui permettait de désamorçer l'agressivité.
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irene



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Sam 05 Juin 2010, 19:40

Le reportage est nécessaire pour une prise de conscience mais dans ce forum... on a plutôt envie de se donner du courage... Pour agir il faut le faire de l'intérieur et avec les responsables pas avec les victimes... C'est tout mais je n'ai pas envie de polémique.
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zouift



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Dim 06 Juin 2010, 06:24

Bonjour Irène,

je n'avais pas perçu de cette façon ce sujet que j'ai proposé sur ce forum, et je vous prie de m'en excuser.

Je présente aussi mes excuses les plus sincères aux personnes que mes écrits auraient pu perturber.
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irene



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MessageSujet: Re: Reportage en psychiatrie Française   Lun 07 Juin 2010, 09:02

Dire les choses directement reste une richesse ... présenter des excuses c'est offrir un trésor... merci.
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