SYNDROME D'ASPERGER

Forum destiné aux personnes asperger ainsi qu'aux parents et proches d'enfants, d'ados et d'adultes présentant le syndrome d'Asperger
 
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 Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...

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sandral



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Sam 19 Oct 2013, 12:21

oui c'est peut-être cela le bonheur!

Irène, j'aime cette image d'un enfant vivant sur un nuage au -dessus de la planète emprise à toutes les cruautés....

j'ai dans mon ordi une image qui illustre si bien cela:

https://scontent-b-cdg.xx.fbcdn.net/hphotos-ash4/1045091_10151401084231184_1319303551_n.jpg

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léa



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Sam 19 Oct 2013, 12:55

Et oui, dur de voir que notre enfant ai tellement de mal dans les relations avec les autres, qu'il est si démuni finalement... Rolling Eyes 
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Geo



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Ven 22 Nov 2013, 17:00

Ce soir, j'ai découvert un phénomène psychologique que je n'arrive pas à appréhender... A priori, nos enfants se sont chamaillés durant le périscolaire à midi, et mon fils a été puni.

Je suis allé les chercher à l'école tout à l'heure, et il est rentré dans la voiture avant ma fille, en me disant: "Tu vas avoir un mot demain car j'ai une punition pour ce midi".
Moi je lui demande pourquoi, et il me répond: "Je ne sais pas... je ne m'en souviens plus"
Je lui réponds que ça marchait quand il était petit ce genre de réponse, mais à 10 ans, ce n'est plus vraiment possible; d'autant plus qu'il se rappelle de tout.
"Non, je ne sais pas, je vais réfléchir à comment le dire".

Soit... j'attends et sa sœur rentre dans la voiture quelques minutes plus tard sans que j'ai plus d'explication. Je lui demande donc à elle ce qu'il s'est passé, et elle m'explique qu'il l'a embêté et qu'elle s'est mise en colère, puis c'est ensuite défendue.

Là commence une crise énorme, qui dure: près d'une heure de hurlements dans sa chambre, comme quoi je ne le crois pas. Mais quand je lui dis que j'aimerai bien le croire, mais qu'il ne m'a pas expliqué ce qu'il s'est passé, il hurle de plus belle diverses réponses complètement décalées, comme quoi il ne peut pas se calmer car il est dans sa chambre, qu'il est obligé de hurler car je ne l'écoute pas, que si je sors de la chambre il ne se calmera pas... en gros, comme quand il avait 4, 5 ou 6 ans... mais là, il a 10 ans!

Un peu perdu, j'ai décidé d'enregistrer le reste de "la conversation" sur mon téléphone.

Il commence à se calmer, et on approche d'un dénouement, j'appelle sa sœur et elle ajoute quelques détails dans l'histoire qui vont un peu diminuer la culpabilité de mon fils, et voyant qu'il est vraiment mal, elle dit: "Pardon..."
Et là, aucune réponse de mon fils, rien...

Je lui demande: "Est-ce que tu as entendu ta sœur?"

Et là, il me répond, en me regardant droit dans les yeux: "Je lui ai dis merci!"

Là, ça a été plus fort que moi, impossible de laisser passer, j'arrête donc l'enregistrement et je lui fais écouter. Et bien malgré la preuve irréfutable, il a refusé catégoriquement d'avouer qu'il n'avait pas dit merci.

Je lui ai expliqué que le monde ne marchait pas comme ça, qu'il ne suffisait pas de penser "ses excuses" pour qu'elle soient acceptées. Qu'il fallait que l'autre entende ce qu'on désire lui dire pour que ça ait un effet. Mais rien à faire... il refuse de céder.

Là à l'instant, plusieurs minutes plus tard, alors qu'il est venu s'excuser auprès de moi d'avoir crier, je lui ai demandé s'il avait dit "merci" tout à l'heure. Et malgré le fait qu'il soit maintenant calmé, il refuse toujours l'évidence. Dans son monde, il a dit "Merci". Tant pis pour nous si nous ne l'avons pas entendu, il n'a plus rien à se reprocher...

Du coup, j'ai cherché sur le net et découvert le "déni de réalité" qu'il ne faudrait "surtout pas chercher à briser" et essayer plutôt "de comprendre en quoi ce déni le protège de quelque chose qu'il craint". C'est effrayant de se dire qu'il préfère se fabriquer une réalité biaisée plutôt que d'avouer à sa petite sœur qu'il a eu tort.

Que se passera-t'il le jour ou sa sœur aura vraiment besoin de son aide et qu'il refusera de "se rabaisser" à l'aider?
Que se passera-t'il au contraire si sa sœur décide finalement de ne pas le défendre, le jour ou ce genre de conflit arrivera avec quelqu'un d'extérieur à la famille? Car un jour, elle n'acceptera peut être plus cette forme de mépris...

Et moi, face à mes propres démons qui me rends compte de mes mauvaises réactions, des cris ou de la colère de papa. Purée, c'est vraiment pas évident tout ça, ça fait mal et pour la première fois, je dois y faire face sans le soutien de ma moitié (qui travaille tard ce soir...). J'avais besoin d'en parler, alors voilà... une tranche de vie couchée sur ce forum pour exorciser un peu cette douloureuse soirée Sad
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sandral



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Mar 26 Nov 2013, 19:35

merci pour ton élan vers nous Géo. Pas beaucoup de monde, et pas facile de comprendre les meandres de logique aspi chez un petit gars de 10 ans et les "conflits" sous jacent qui peuvent exister dans un rapport frère /soeur....

il est donc difficile de prendre suite à ton poste.

ton fils croit -il avoir dit merci ou refuse -t- il de le faire? cela m'apparaît susciter une difficulté et une douleur authentique pour lui et insister est un peu l'acculer dans ses retranchement et quelque chose d'insupportable...l’enregistrer aussi
si tu le pratiques est- ce courant Geo car il nie souvent la réalité???

un deni de réalité oui je crois qu' il ne faut pas le briser puisqu’il y a peur et défensive

est ce que cela touche à une trop grande difficulté d'admettre un "échec"? une trop grande culpabilité que 3 personnes ont titillées un peu trop: le prof, sa soeur et toi?...

associe -t-il un merci a un signe de faiblesse ? à une punition si on lui impose de le dire ...
ce n'est pas vraiment un mensonge dont il est question mais qu'est ce qui l’empêche de dire , de prononcer le merci?
et pour finir je dirais l'essentiel là -dedans est de se questionner toutes les fois où il lui est nécessaire pour lui de se réfugier dans sa bulle ( ou ce déni)

mon fils qui a lu ton post ( aspi de 19), me pointe le fait que on peut envisager aussi le problème des mots et des signes non verbaux?? on peut être désolée en montrant a l'autre sa désolation ou bien le dire en mot a l'autre , peut etre qu'il croit qu'il l'a montré , que cela suffit, car les mots a prononcer c'est trop dur car il se sent coupable ...et que sa soeur l'a compris sans mot

et mon fils rajoute que il y a là une grande culpabilité d'etre puni ( par un prof) doublée d'avoir agressé sa soeur et d'être pointé du doigt et de ne pas arriver à s'en expliquer avec des mots... et en plus celle de ne pas être cru, ni compris... bref il en résulte un trop plein qui lui fait mal ou plutôt le met à mal ...

s'il a agit spontanément vis à vis de sa soeur , il ne sait finalement pas ce qui lui a pris, et ne peut le cerner avec des mots !
la difficulté de mettre des mots sur ses sentiments est un gros problème dans la pensée aspi....et parfois même la mise en paroles chez certains est une mise en péril de tout leur être , toute leur intégrité intérieure... ( mieux vaut plutôt se réfugier dans le silence ou le deni total)


ce sont nos humbles idées , rien de plus....

A ce jour ( mardi soir) y a- t- il eu du nouveau? a- t- il réalisé sa punition à l'ecole? qu'a-t-il du faire pour cette punition?

bien à toi et bonjour à ta moitié I love you 

Sandral



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Geo



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Mar 26 Nov 2013, 20:23

Bonsoir Sandral, et merci pour ta réponse,

J'ai bien du mal à cerner les émotions qui se cachent derrière ce genre de scène, peut être aussi parce que je ne suis pas le mieux placé pour les comprendre. Ma petite femme a une vision toute différente de la situation, et c'est, je pense, un grand bien pour toute la famille, car elle m'apporte le contre-poids nécessaire à notre équilibre.

Pendant que j'écrivais ce post, il est allé à la douche et ça à complètement désamorcé la crise. Il en est ressorti comme si de rien n'était, ce qui est fréquent dans ce genre de situation. Blanc / Noir... pas de transition, c'est "hurlements et cris" à "Tiens au fait, machin m'a donné des bonbons ce midi à l'école".

Le paradoxe est d'autant plus flagrant que sa petite sœur survole tout ça avec une facilité déconcertante. Elle a des copines, tout se passe bien à l'école, et pour l'instant, outre un cri viscérale de frustration quand son frère pousse un peu trop loin, elle ne montre aucun signe de difficultés.
En tout cas, tant mieux! Pourvu que ça dure!

Concernant l'enregistrement, ça m'est venu comme ça, en l'entendant hurler. La frustration d'être seul face à tout ça, et la frustration de ne pas avoir eu "de preuve" lorsque nous avons essayé de faire diagnostiquer notre fils. Peut être qu'un enregistrement ou une vidéo aurait suffit à faire basculer leur avis.
Bref, quand j'ai vu que les cris s'intensifiaient, j'ai lancé l'enregistrement et j'ai mis le téléphone dans ma poche, sans vraiment savoir ce que j'aurai pu en faire ensuite, au pire, je pourrais vérifier si j'ai bien répondu, bien expliqué. Le reste n'est qu'un enchainement fortuit, et il m'a semblé possible, sur le coup, de lui faire comprendre quelque chose en lui prouvant qu'il n'avait pas dit "merci", sans l'enregistrement, nous n'aurions pas eu cet échange, car même moi je n'aurai pas pu garantir qu'il n'avait pas au moins soupiré un "merci". Mais non, ça n'a pas marché comme prévu...

Après sa douche, d'ailleurs, il s'est installé dans le canapé comme si de rien n'était, et je lui ai demandé, calmement s'il avait dit merci ou non? Et là, il m'a répondu, d'un air un peu coupable: "Oui, j'ai dis merci".

Merci à ton fils pour son retour, car je n'avais pas envisagé ce point, je suis très terre à terre, et si l'on entends pas, c'est comme si l'on n'avait rien dit. Mais peut être en effet, qu'il a l'impression d'avoir communiqué d'une façon ou d'une autre.

Bref, peu importe pour nous, ce n'est qu'une tranche de vie, une leçon pour tous, mais j'essaye néanmoins de lui rappeler de temps en temps que pour être compris de la plupart des gens, il est réellement nécessaire de "surjouer" un peu. S'il arrive à dire pardon sans qu'on ait l'impression que ça lui fait autant d'effet que de dire "Tiens, j'ai pas changé de chaussettes aujourd'hui", ce serait déjà quelque chose Smile Il aura de quoi faire illusion chez les neuro-typiques. Et il faut aussi qu'il comprenne que la télépathie marche moyennement en cas de conflit Very Happy

De mon côté, ce genre de situations m'ébranlent complètement, j'ai des émotions très fortes qui essaient d'émerger. Et j'ai beaucoup de mal à comprendre ce bouillon de sentiments. Je suis en colère, terrorisé, triste, impuissant, coupable... tout ça en même temps. La culpabilité est peut être le pire de tous ces sentiments, car je ne peux m'enlever de l'esprit que les gènes "problématiques" viennent de moi... même si ma femme a tenté de balancer les choses en me disant que ces gènes apportent aussi plein de trucs très chouette. Bref, j'ai beaucoup de mal à voir le verre à moitié plein.
Et pour vous parler franchement, je suis effectivement terrorisé... car je ne peux pas m'empêcher de craindre qu'on ne soit pas en mesure de le soutenir assez quand il fera face à des émotions plus intense encore lorsqu'il sera adolescent... Cette période a été la pire intérieurement pour moi, et je n'arrive pas à ne pas me projeter.

Pour changer sensiblement de sujet, j'ai réalisé que ce post avait été lu près de 10000 fois... Outre l'envie urgente de tout effacer et de me cacher, je ne peux m'empêcher de craindre de n'être qu'un usurpateur... comme je le disais dans mon tout premier message, je n'ai pas été diagnostiqué. J'ai juste le sentiment d'avoir compris une partie de ce qui me rend différent. A ce titre, je tiens à rappeler à tous les gens qui liraient ces lignes qu'avant d'être un papa asperger, un adulte asperger, un atypique, je suis avant tout quelqu'un qui se posait beaucoup de question quand a ses difficultés présentes et passées, et qui à trouvé beaucoup de réponses dans ce syndrome.

A bientôt,




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Gurdill



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Sam 30 Nov 2013, 02:43

Je suis occupé à surligner tout les passages qui me concerne dans mon livre : "Le syndrome d'asperger et l'autisme de haut niveau" de Tony Attwood, de manière à prêter mon livre au psy demain.
En relisant le passage "Comment maîtriser les accès de colère?", il y a un paragraphe qui m'a fait songé à la situation que Geo à cité plus haut.

J'avais déjà été interpelé par ce sujet, mais étant très occupé je n'ai pas encore eu le temps de répondre.
Comme je prête mon livre demain, je vous cite quand même le passage qui m'a interpellé :

"[...] Il est utile de lui fournir des moments de calme dans un endroit isolé. Poser avec précaution la question <Qu'est-ce qui ne va pas ?> car la personne peut avoir des difficultés à exprimer les causes de sa colère. Elle peut en expliquer les raisons si elle réussit à se maîtriser, mais parfois, cela peut redoubler sa colère. On apprendra quand il vaut mieux ne pas demander."

Ce n'est pas exactement la même situation, mais ça m'y a fait penser, c'est peut-être la même chose qu'il c'est produit.

Je sais que je tend à constamment recommander la lecture de ces livres (non je ne touche pas de bénéfice pour leur vente Razz ), seulement je trouve qu'ils fournissent certains bons conseils, surtout dans le cas des parents de jeunes aspie.
Et puis, j'aime autant les livres que le bibliothécaire orang-outang dans les livres du Disque-Monde... I love you
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Geo



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Sam 30 Nov 2013, 09:26

Merci Gurdill,

C'est bien un truc que je ne lui ai pas transmis, lorsqu'il est énervé, il a toujours refusé tout refuge pour se calmer. Quand mes sentiments sont trop forts, je me réfugie dans une activité (je fais le ménage à fond, ou j'écoute de la musique), mais pour lui, toute tentative de lui proposer de faire autre chose que crier ne mène qu'à d'autres cris plus forts encore, comme s'il ne voulait pas sortir de la crise.

Mais en effet le soir avant le dernier bisous du couché, il arrive à faire sortir plein de choses, parfois complètement hors contexte, mais c'est déjà ça.
Ma femme a elle aussi lu plein de livres sur le syndrôme (et d'autres spécificités comme les SPD - Sensory Processing Disorder ou la précocité). Moi je mon côté, je conseille souvent le livre "Parents Toxiques", qui lui parle de certains mécanismes pervers que les parents utilisent, parfois sans s'en rendre compte, pour contrôler leurs enfants.

Le bon côté des choses, c'est que depuis que la cocotte minute à bien sifflé, elle est toute détendue. Et toute la famille respire jusqu'à la prochaine fois Smile
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sandral



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Sam 30 Nov 2013, 11:21

Merci Geo , merci Gurdill,
je suis si contente que des hommes s'expriment ici , car la majorité a toujours été féminine ici. et nous sommes parfois une peu trop poule protectrice avec nos poussins verst pois roses ou carrément nos vilains ptis canards rejetés de tous...

Gerer une crise est très difficile pour tout parent et nous ramène à une impuissance et une culpabilité quand on est neuroT. et quand on est tendance aspi ou atypique comme toi et moi ...

c'est très touchant quand tu dis il veut aller à fond dans sa crise, oui je voyais aussi cela et le comparait à une cocotte minute , y a plus rien à faire à partir d'un certain degré ça sort à pleine pression
et effectivement après c'est le retour au calme ...jusqu’à la prochaine fois...Crying or Very sad 

Gurdill , Tony Attwood est une bible de bons conseils ! je devrais le relire après 10 ans ...moi je faisais tout pour isoler mon fils en crise, c'est hard mais ça marchais toujours , je restais a distance car la solitude l'angoissait, et l'idée de ne pas tirailler l'enfant par des questions et en parler plus tard, je l'appliquais aussi en reparlant du problème quelques jours après dans un lieu calme extérieur a la maison en balade ou au resto...
J’utilisais souvent aussi la distraction; "Tiens t'a vu...?" pendant l’énervement...

un truc que j'ai qui peut agacer la majorité des énervés de la terre et des colériques surtout c'est que lorsqu’on crie très fort devant moi je suis souvent prise d'un fou rire que je tente a tout prix de dissimuler ( les grimaces de la colère me font rire en fait )... et bien parfois, avec mon fils, uniquement d'ailleurs, pendant sa crise je me tordais la bouche pour ne pas rire et il le voyait et d'un coup ça désamorçait toute la crise... et il riait aussi de sa propre colère...

study très bon bouquin: "Parents toxiques, comment se libérer de leurs emprises " qui m'a vraiment beaucoup ouverts les yeux quand mon fils était petit...j'avais oublié qu'il dormait dans ma bibliothèque

Géo je sais que t'es beaucoup lu et Gurdill aussi, je crois qu'il faudrait faire une séparation de tes posts qui sont un peu trop nombreux attachés, je peux en séparer en tant que modératrice, qu'en penses-tu?

avec un sujet comme GÉRER UNE CRISE DE COLÈRE....

Bien à vous
Bon weekend
Sandral

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Elli



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Sam 30 Nov 2013, 12:19

Alors là, Sandra, je ne peux pas m’empêcher de répondre tellement ça me rassure de lire que toi aussi tu piques des fous rire pendant une crise de ton fils.
Je pense que c'est vraiment lié au stress, j'ai les nerfs qui lâchent. Mais j'ai toujours eu honte d'avoir autant envie de rire alors que mon fils est au plus mal.
Bref, on contrôle pas dans ces cas là... mais malheureusement, chez nous, ça ne l'a jamais calmé.
A un moment, on arrivait bien à lui détourner l'attention. On se mettait à bricoler ou a jouer à la ds, et hop, la crise s'éteignait (c'est le mot, "s'éteindre", comme si on appuyait sur le bouton off).
Mais en ce moment, rien ne le sort de là... Enfin comme dit Geo, c'est fini... donc on profite du calme jusqu'à la prochaine fois.

Merci Gurdill pour l'extrait. On a ce livre dans la bibliothèque Smile
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sandral



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Sam 30 Nov 2013, 16:19

eh eh , ah ah , la madame souris Elli sort de son trou ! je rigole:lol!: 
je me demandais quand est -ce qu'on allait te lire par ici, comment vas-tu ?

oui tu as raison moi je me demandais pourquoi donc dans un moment si dur et stressant je pouvais pouffer de rire, je me disais c'est les grimaces de l'autre  mais sans doute que tu as raison, c'est juste Nerveux !!!
avec mon fils ça a marché parfois mais avec un adulte ( mon copain) ça attise sa colère évidemment donc j'ai tendance a me cacher ou me mordre les joues pour m'empêcher de rire, c'est très très gênant, j'ai l'air de me foutre de lui ... et parfois j'en souffre de ne pas savoir me contrôler
en plus j'ai mal pour lui! , je suis la reine de l’empathie , une vraie éponge ! mais comme disait mon fils, on n'a parfois un décalage chez les atypiques entre ce qu'on "montre " et ce qu'on ressent !

je t'embrasse !
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Elli



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Sam 07 Déc 2013, 08:11

Haha ! Moi par contre, le fou rire ne vient qu'avec mon fils. Je crois que je me sens tellement impuissante dans ces moments, que je pète un peu les plombs.

Décidément notre fils ne va pas bien. Il a encore fait une crise assez violente jeudi midi :(C'est bien dur en ce moment.
En fait, j'ai voulu qu'il goute 2 morceaux de courgette et voila où ça a mené. Depuis tout petit, les légumes en morceaux ne passent pas (sauf concombre). Et normalement, je n'en parle plus, je fais des trucs mixés ou des féculents à coté et il mange ça. Mais là, on s'est dit qu'il fallait réessayer de temps en temps, pour voir si ça évolue. Il a 10 ans quand même... et finalement, il n'a pas pu gouter à cause de sa crise...et il a fallu qu'il retourne à l'école les yeux tout rouge juste après ça. Donc c'était complètement raté et ça m'a bien perturbée.
Je vois à quel point il est mal en ce moment et je ne sais pas quoi faire pour l'aider. Il n'a vraiment pas d'amis, son maitre est très sévère et lui fait peur... je sais pas comment le soulager :(On est à nouveau bien perdu...

ps: Sandral, je pense que tu peux séparer cette partie du post si tu penses que c'est plus clair dans le forum. Geo ne t'en voudra pas Wink (enfin j'espère !!! Very Happy )
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Geo



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Mar 10 Déc 2013, 17:25

Oui, la crise de la courgette fut intense et difficile à contrôler. J'ai du mal avec la culpabilité, c'est un sentiment très fort chez moi, et entendre mon fiston me reprocher de ne pas avoir voulu l'aide, fait bien mal. Même si je sais que ce n'est pas plus dirigé vers moi que vers le démon intérieur qui lui a gâché sa fin de repas.

Un lien qu'on nous a transmis récemment à propos de ces crises, justement:
http://52semaspie.blogspot.ca/2013/11/semaine-29-autopsie-dune-crise-ou.html

J'ai beaucoup apprécié son point de vue, alors je partage.

Concernant la scission du post en plusieurs, je ne suis pas forcément contre, mais je risque de ne plus suivre les descendant pour me concentrer sur mon témoignage principal. Mais si tu penses que ce serait plus compréhensible pour tous les autres, n'hésites pas.

à bientôt.
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sandral



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Mer 11 Déc 2013, 14:22

hello Geo et Elli
la crise de la courgette et autres crises aïe oui ça déstabilise bien chaque membre de la famille, on se sent tellement impuissants

et le plus dur est dans la peau du protagoniste qui s'emporte et perd pied devant les autres et puis doit partir à l'ecole avec le ventre serré et ce lourd poids de l'echec de ne pouvoir arriver à canaliser....

effectivement les morceaux a 10 ans, je comprends que de temps à autre vous tentiez le coup
il y a un post a ce sujet où Irène en parle
le gout n'est pas en question je pense, mais le morceau à mâcher et avaler, et la texture du légume cuits....


a coté de tous ses echecs moi je valoriserais ses reussites et ses passions mais bon c'est bateau comme conseil...

avez-vous un psy avec qui en causer? et pour lui ?

je vais aller voir votre lien

a bientôt

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Elli



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Dim 23 Fév 2014, 20:36

Moi je vois quelqu'un, oui. Notre fils, lui a déjà vu quelqu'un mais ce n'était clairement pas une réussite.

Depuis, nous n'avons pas réessayé. Si, il a vu une spécialiste quelques temps qui lui a fait faire plein de tests, dont un de QI (Neurotypique), et finalement, elle nous a presque dit de le faire interner...

Nous allons tester d'autres choses bientôt, on vous en dira plus si ça donne un résultat.

A bientôt
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sandral



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Dim 23 Fév 2014, 20:48

Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad  interner!!!  No 

trouver un bon psy connaissant bien l'autisme et la SA c'est la croix et la bannière dans certaines régions!

moi les tests je m'en mefie comme de la peste

tu as raison ils sont fait par et pour des Nts ou ils sont bidons!

Et pour les tests de diagnostic et de Qi suivant l'age et même l'humeur du jour de l'enfant les résultats varient !!

bizz
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cheekie3



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Lun 24 Fév 2014, 12:22

Bonjour cher forum!

Il ya longtemps que je t'aime jamais je ne t'oublierai....

Tout ça pour dire que je ne viens plus beaucoup vous voir sur le forum mais le besoin est toujours présent.

Les années passées ont été bien douloureuses, le diagnostique a l'age de 10 ans, et aujourd'hui 4 ans aprés ( seulement 4 ans! j'ai l'impression des siecles..) les résultats d'une éducation différente.

Nous avons appris à composer avec les crises, ne pas parler pendant, maintenir fermement, et surtout toujours réparer la casse pour ne pas rester sur un échec.
Nous avons fait preuve de tolérance devant un garçon qui a le sentiment que nous pouvons lire dans ses pensées.
Nous avons été ses secrétaires pour l'avancer dans son travail scolaire.
Nous l'avons porté, sorti de son lit, habillé pour le mettre dans son bus scolaire sinon c'était pas gagné.
Nous avons fait barrage devant famille et amis qui nous disaient ce qu'il fallait faire.
Nous avons perdu certains en route...
Nous avons pleurer quand il se mettait a marcher de long en large dans sa chambre dix fois par jour
Nous avons pleurer aussi et de joie à chaque passage dans la classe supérieure
Nous avons supporter les remarques de quelques profs imbéciles
Nous avons tenu bon malgré l'envie de tout dire au chef d'établissement.
Tout cela pour dire qu'aujourd'hui, H est inscrit au LYCEE pour l'an prochain, que personne n'a jamais su pour son handicap( à sa demande!) et que les crises se sont espacées...Je ne me souviens plus de la dernière en date!
A sa demande nous ne voyons plus de pédopsy , nous ne faisons plus de thérapie.
Peut être que nous avons appris a vivre avec ses angoisses, et surtout nous avons appris à penser comme lui...
Ce monde est fou et difficile d'être intègre dans cette société alors imaginez pour nos aspis!!
Il suffirait d'un remède miracle pour qu'enfin aller vers les autres ne soit plus une souffrance , oser aller acheter du pain, donner son chèque de cantine au secrétariat, savoir répondre aux autres avec autant de spontanéité qu'eux.
H est conscient de ses problèmes et cela ne le rend pas heureux du tout, il n'a pas d'estime de lui et il y a encore du travail.
Des fois je me demande si le fait de savoir qu'il est asperger n'est pas une contrainte, de ce fait il est dans la fatalité..
Je me sens toujours autant responsable, est ce que j'ai bien fait? reste une question encore sans réponse pour moi.
Vivement le lycée car je dois dire que ces années écoles et collèges ont été pesantes, il n'a toujours pas d'amis même si parfois il est invité aux fêtes d'anniversaire.J'ose espérer qu'au lycée il fera des rencontres plus matures.

Ah oui j'oubliais l'essentiel: cette année au collège , stage en entreprise obligatoire.
C'était en décembre, il a fait son stage dans une école d'audiovisuelle, il a rencontré des geeks passionnés d'image comme lui, il a eut 20/20 a son rapport de stage ( fait par nous parents , mais photos et témoignages de H) et cerise sur le gâteau l’appréciation du directeur de l'entreprise a été élogieuse en tout point!

Bilan très positif.

Tu avais raison Sandral, plus ils grandissent et moins ils subissent... Very Happy 
A très bientôt

longue vie à ce site cheers 


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Geo



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Ven 29 Juil 2016, 17:52

Bonjour à toutes et à tous,

Cela faisait un moment que je n'étais pas venu vous lire. Et comme nous avons du nouveau, Elli et moi, concernant notre fiston, je voulais partager avec vous.

Le déménagement et le nouveau collège c'est finalement super bien passé. Pour les filles, RAS, et pour notre fils, le voilà qui rentre en 4ème cette année, après 6 trimestre avec les félicitations et des résultats excellents.
Pour l'insertion, c'est une autre histoire, mais il semble se faire doucement une place.

Mais c'est aussi grâce à une prof qui a remarqué qu'il était différent, et qui nous à proposé de l'intégrer à des dispositifs normalement réservés aux enfants à haut potentiel DIAGNOSTIQUÉS. Je mets en majuscule, car c'était un sésame obligatoire. Il a donc eu beaucoup de chance d'y être intégré et d'avoir une prof pugnace qui ne voulait pas le laisser tomber après un déménagement et une intégration dans ce nouveau collège.

Mais nous avions un ultimatum douloureux: Il fallait le faire tester avant la rentrée car il n'aurait pas eu de passe droit cette nouvelle année.

Nous l'avons donc fait, avec anxiété, car la période des psys et des tests était derrière nous et nous avait laissé quelques cicatrices de ne pas avoir été reconnus dans nos difficultés.

Et bien voilà, nous n'avons pas le bilan complet, mais le diagnostique est tombé, notre fiston est en effet "surdoué", avec un QI bien au dessus de la moyenne. Et notamment un score exceptionnellement élevé dans le domaine du langage (la psy nous a dit qu'un enfant sur 1000 avait des capacités égales ou supérieures dans ce domaine).
Il est possible que d'autres spécificités soient inscrites dans le bilan complet, peut être Asperger, probablement hyper sensibilité, ou autre... mais ce diagnostique seul nous apporte pas mal de réponses concernant ses petites spécificités et surtout va lui permettre de continuer à bénéficier au collège de cette "bulle" adapté a ses besoins.

Et une petite victoire personnelle, lors des dernières démarches, nous avions pris dans les dents que les spécificités de notre fils découlaient de son environnement familial. En gros, que c'était de notre faute...
Et bien là, le resultat en langage est partiellement inné, mais la psy nous a dit qu'il avait sans doute bénéficié de environnement familial pour améliorer ce score. Que c'est bon d'entendre remplacer "c'est de votre faute" par "c'est grâce à vous"!

Voilà, voilà... nous sommes terriblement soulagés pour lui, même si cela ne change rien pour nous... enfin non, ce n'est pas vrai, c'est aussi bon de se sentir compris, après tous les revers que nous avons subis durant nos recherches.

La morale de cette histoire: Il faut se faire confiance!
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sandral



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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Mer 03 Aoû 2016, 17:56

Bonjour Géo et Elli que c'est chouette de vous lire et de plus pour des bonnes nouvelles.!!! cheers

Oui le "grâce à vous!" plutôt que le "c'est de votre faute! " je comprends très bien.

A l 'époque du diagnostic de mon fils également avec un grand QI et l etiquette aspi , il y a 10 ans, j'avais recu aussi c'est de votre faute et il n 'y a rien à faire, au revoir et merci. La balance penchait plus vers le fatalisme , le silence qui en dit long et le débrouillez -vous. Combien de fois on nous a répété il est TROP intelligent pour bénéficier de nombreux services "autisme" et très ou assez intelligent pour se débrouiller et s'en sortir seul. Ce qu'il a dû faire faute de place pour les quelques psys spécialisés en SA over-bookés pour des années lumières encore...

Les profs en or ,pugnace comme tu dis, devraient être décorés pour tout le boulot sous cape qu'ils font pour relever la tête à nos enfants différents qui sont victimes de rejet ou de moquerie parce qu'ils parlent "trop" bien, sont les premiers de classe mais ne jouent pas au foot ou ne parlent à personne à la récré et s'en foutent de la mode et des accessoires à absolument afficher sur soi...Bref , je laisse mon étendard de combattante pour le droit à la différence au tiroir!

Profs en OR et parents en diamant sertis d'Amour je vous embrasse !

merci Géo de nous avoir donné des nouvelles!

(Chekkie si tu me lis, je t embrasse très fort au passage :-) )

Sandral

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MessageSujet: Re: Témoignage d'un potentiel adulte Asperger...   Aujourd'hui à 02:09

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