SYNDROME D'ASPERGER

Forum destiné aux personnes asperger ainsi qu'aux parents et proches d'enfants, d'ados et d'adultes présentant le syndrome d'Asperger
 
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 Greetings

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Anachréon



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MessageSujet: Greetings   Lun 12 Mar 2012, 20:17

Bonjour,

Comme il est d'usage de se présenter, ici, je vais faire de même.
J'ai 22 ans, presque 23 et je "travaille" actuellement dans la Marine Nationale. Cependant, je cherche à quitter l'institution, vus les problèmes que je rencontre.
Pourquoi le mot "travaille" entre guillemets ? Parce que quelques mois auparavant, j'étais affectée sur un bâtiment de guerre et nous partions souvent en mission. J'étais navigateur-timonier. Cependant, j'ai rencontré des problèmes d'ordres relationnels et professionnels qui, en plus de l'aspect opérationnel de nos missions, rendaient plus difficile ma gestion du stress. Aussi, la vie à bord d'un bateau fait que les problèmes relationnels empiètent sur le travail.
Voulant changer de spécialité et m'orienter vers un métier plus à même de satisfaire ma soif d'apprendre, j'ai voulu présenter le concours du Service de Santé des Armées. Bien sûr, il fallait en informer les supérieurs. Quelques mois aprés leur avoir dit, j'ai dû voir un psychologue militaire, qui m'a rendu inapte à l'exercice de mes fonctions, tout comme le médecin du bateau. Aprés, il y a eu le Conseil de Santé pour officialiser la chose. Dans leur compte-rendu, on parlait de "comportements autistiques", de "doutes sur les capacités intellectuelles, quoique cultivée", de "stéréotypies"... Puis j'ai été débarquée pour être mise aux "disponibles". On l'appelle "le dépôt" car c'est là où on met les marins dont on ne sait que faire parce qu'ils sont inaptes médicalement ou psychologiquement. Làs-bas, on ne fait rien de la journée à part les quatre appels par jour ou des mises pour emploi ponctuels (il ne faut pas s'attendre à une vraie affectation ou un emploi de commandement, on est serveur ou on fait la plonge, par exemple).
J'ai continué à faire les démarches pour m'inscrire au concours du SSA. Mais mon dossier est tellement "sale" que les médecins ont jugé nécessaire de me faire voir à un psychiatre militaire.
Puis, tel "un cheveu dans la soupe", aprés m'être entretenu avec lui pendant une heure, il me dit que j'ai le syndrôme d'Asperger. Pour cela, il me déclare inapte à me présenter au concours, malgré le fait que "je pourrais le réussir brillamment etfaire de brillantes études", selon lui.
Cependant, de mon côté, j'avais déjà consulté un psychiatre dans le civil pour voir ce qui n'allait pas "dans mon cerveau". En lui expliquant les problèmes que je traversais dans mon travail et relationnellement. Au bout de trois séances, il me dit que j'ai sans doute le syndrome d'Asperger. Il me dit aussi que ce n'est pas incompatible avec la médecine et que, bien loin d'être un handicap, c'est une autre intelligence, une autre manière d'être.
Mais que faites-vous dans un lieu où les gens considèrent cela comme un synonyme d'autiste ? Où autisme rime avec retard mental, débilité ? Où même les médecins croient qu'une personne, sous prétexte qu'elle est "aspie", peut moins bien faire que les "neurotypiques" en lui prêtant des capacités intellectuelles moindres ?
Sur mon compte-rendu médical, il est marqué "présente une forme d'autisme, appelée syndrome d'asperger", avec le profil psychologique en conséquence. Quelques fois, je me dis qu'il y a des "psys" qui réussissent bien dans la spécialité de "bousilleurs d'épanouissement personnel"...

Mon histoire avec les psychologues date de la prime enfance.
Cela commença à l'âge de 18 mois. Ma mère voulait m'inscrire à la crèche familiale où elle travaillait, histoire de "faire mes premiers pas" en société. Je n'y suis restée qu'une semaine et j'ai gagné un suivi psychologique au CMP et psychomoteur à domicile. Tout ça parce que je pouvais rester longtemps fascinée par mon reflet dans une glace, que je jouais seule dans mon coin et que le bruit ou les activités des autres ne semblaient pas m'intéresser.
Lors de mon entrée à l'école maternelle, "rebelote". La maîtresse convoque plusieurs fois ma mère à cause de mon caractère introverti. En classe, elle en a déduit que je ne comprenais rien, que j'étais idiote. Au début, elle me tirait par la manche ou par les oreilles et me sortait dans le couloir ou me mettait dans un coin. Aprés, je ne faisais plus rien vu que je passais mes journées au coin...
La suite, demain.
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Anachréon



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MessageSujet: Re: Greetings   Mar 13 Mar 2012, 14:03

Je parlais donc de mes "déboires" avec la psychologie...
J'ai passé ma première année de Maternelle "reléguée dans un placard" : de la maîtresse, je ne recevais que remontrances et gronderies en tous genres. Elle disait que j'étais stupide, que je ne comprenais rien. Lorsqu'elle nous distribuait un coloriage, elle nous disait de colorier le dessin, certes. Mais implicitement, cela voulait dire "respectez les couleurs, comme dans la réalité". Je rendais des coloriages monochromatiques, et cela ne l'enchantait guère. Puis, je n'ai plus jamais fait de coloriage. En tout cas cette année-là...
Ensuite, nous devions dessiner un "bonhomme". Etait-il précisé que celui-ci devait représenter fidèlement la réalité ? Non. Celui-ci, j'ai toujours eu le droit de le dessiner, bien qu'il ne fût pas plaisant aux yeux de la maîtresse. J'ai appris bien des années plus tard que ce dessin était sensé représenter le développement de l'enfant et évaluer sa notion de représentation de lui-même et des autres. En tout cas, elle devait être bien réductrice pour que la maîtresse convoque ma mère à plusieurs reprises. Elle disait à ma mère qu'il fallait envisager une institution spécialisée et que je ne saurai jamais lire ou écrire...
Ma mère, convaincue par mes aptitudes intellectuelles, ne l'a pas fait. Mais j'ai dû reprendre les séances de psychologie au CMP, et ce jusqu'à mes 11 ans.
Pendant mon premier entretien avec le psychologue, j'ai dû faire un dessin. Je pouvais dessiner n'importe quoi. J'avais des feutres, des crayons de couleurs à ma disposition. Des feuilles blanches. Je prends un crayon noir et je dessine une maison, des personnages. Encore aujourd'hui, je considère que le noir est ce qui représente le mieux la réalité, dans toutes ses dimensions. Elle représente les formes de toutes choses et les transcendent. Encore aujourd'hui, je n'aime pas colorier un dessin car je considère que la couleur absorbe cette réalité. Cependant, ce n'était pas l'avis des psychologues qui considèraient -et considèrent toujours- l'utilisation du noir comme l'expression d'un mal-être.
Quand j'ai eu 11 ans, ma mère n'a plus voulu m'emmener au CMP. Elle ne recevait aucune réponse des psychologues à ses questions et le fait de les voir ne changeaient pas pour autant ma façon d'être. Moi-même, au bout d'un moment, il fallait que j'anticipe les séances du jeudi pour meubler ces "une heure d'ennui". Je jouais et le psychologue me regardait, et c'était tout. J'en venais même à demander ce que je faisais là...
Puis j'ai été tranquille. Jusqu'en Terminale. Mon ennui et ma frustration ont commencé à me miner le moral. Dans le lycée ou j'étais scolarisé, les cours un peu trop magistraux ne satisfaisaient pas ma soif d'apprendre. D'ordinaire, la plupart des professeurs des autres écoles où j'étais scolarisée me laissaient exprimer le torrent de mes connaissances et m'encourageaient à en savoir plus. Là, il fallait me taire et contenir cette "boulimie" de connaissances. Avant, j'avais un ou deux camarades avec qui m'entendre. Là, j'avais personne et j'étais confronté à l'incompréhension des autres. Un jour, j'ai craqué et je suis sortie de la salle de classe sans rien dire. Lorsque le professeur m'a demandé ce qui s'est passé, je lui ai dit que si les cours continuaient à se passer ainsi, j'allais me suicider. Vite, il m'a emmené voir l'infirmière du lycée. Je lui ai tout raconté.
J'ai fait les tests QI par l'intermédiaire d'une association pour enfants surdoués. L'infirmière a lancé un message de convocation pour mes professeurs et ma mère. Les résultats disaient que j'avais un QIV supérieur à la moyenne et au QIP, qui est dans la norme. La psychologue scolaire qui m'a fait passer le test a mis comme appréciation que j'étais une personne "brouillonne", qui se "noie dans les détails" et a avancé l'hypothèse que je faisais une "hyperintellectualisation névrotique", pour cacher un mal-être. Le jour de la réunion, elle était d'accord avec ma professeure principale (qui m'avait dans le colimateur) pour dire que si je n'avais pas d'amis, c'est parce que je faisais tout pour ne pas en avoir. Pour ma mère et moi, ce fut le moment le plus éprouvant de ma scolarité, aprés mon entrée en Maternelle.
Le Bac en poche, avec deux années de classes préparatoires en lycée militaire, je me suis engagé dans la Marine Nationale. Mon entretien d'incorporation avec le psychiatre s'était bien passé. En revanche, c'est en rentrant dans la vie professionnelle que les psys m'ont affublé de pas mal de noms d'oiseau pour être sûr de pouvoir me coller une étiquette.
Si je compte mon année de Terminale, je me rappelle d'un professeur d'Anglais me donnant l'adresse de son psychiatre car il me pensait atteinte de troubles bipolaires.
En même temps que la Marine, j'avais envoyé un dossier à l'Armée de Terre. Pendant l'entretien, la psychologue de l'Armée de Terre m'a qualifié de "borderline". Je ne vois pas pourquoi. Ce terme a été repris par le médecin militaire lors de mon incorporation à Maistrance "structure de pensée borderline". Puis les ennuis ont recommencé. J'ai dû revoir un psychologue militaire qui m'a classé inapte "une première fois" à la spécialité de navigateur-timonier. Mais cela, je ne le savais pas à Maistrance.
Jusqu'à aujourd'hui, je ne savais pas qu'il avait inséré dans mon dossier médical une fiche stipulant que je devais être "surveillée de prés", ni que j'étais inapte. Mon inaptitude, je ne l'ai su que lorsque j'ai revu le psychologue militaire de la base. Autrement dit, dix mois plus tard. Ce fut un choc... On m'a confié des responsabilités opérationnelles telles que la sécurité nautique, j'ai eu accés à des documents confidentiels défense, en étant inapte.
Et aujourd'hui, on me jète. On remet en question mes capacités intellectuelles, on me ferme des portes d'accés à des spécialités qui me conviennent le mieux, sous prétexte que je suis "aspie".
Quelle discrimination !

Si vous avez des questions, sur n'importe quoi, posez-les.
Si vous avez eu le courage de me lire et de supporter mon style alambiqué, je vous en remercie.


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irene



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MessageSujet: Re: Greetings   Mar 13 Mar 2012, 15:11

Bonjour,
Est-ce que te s compétences ne peuvent justement pas être utiles. Peut être faut-il informer les responsables que le syndrome en lui même ne t'empêcherait pas de travailler correctement et bien leur dire que ce n'est pas de la psychose mais "simplement" une autre manière de réfléchir. Ne pas te mettre à des postes où le contact social est trop important ça c'est logique mais il reste énormément de postes où tu pourrais justement être très compétente.
En tous les cas ça vaudrait la peine d'écrire un livre sur ta vie dans les moindres détails... je le lirais avec plaisir.
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sandral



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MessageSujet: Re: Greetings   Mer 14 Mar 2012, 18:54

Bonjour , je me joins à Irène, bienvenu ici.
C'est très intéressant

L'autisme effraie celui qui ne le connais pas et pourtant c'est vrai qu' il ne comporte pas que des defauts mais de grandes qualités pour travailler...

As-tu du soutien de quelqu'un là où tu es? ou d'un membre de ta famille?
Prends- tu des médicaments via ce psychiatre?

(un petit conseil en passant : pour ne pas révéler ton identité , ne donne pas trop de nom d' où tu travailles ...)

a bientôt

Sandral
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Anachréon



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MessageSujet: Re: Greetings   Jeu 15 Mar 2012, 11:21

Bonjour Sandral et Irène. Merci pour vos réponses.

Comme je le disais dans mon témoignage, le regard des autres est trés difficile à faire évoluer.
Avec le psychiatre militaire, j'ai beaucoup insisté sur le fait qu'avoir le syndrome d'Asperger n'était pas une maladie mais une autre manière d'être.
Lors de l'entretien, il disait souvent des phrases commençant par "vous ne pouvez pas...", "vous ne faites pas...", "vous n'avez pas les capacités pour...", ce que je lui ai fait remarquer. Je lui ai dit qu'il avait une vision trop négative de ce que peut être le syndrome d'Asperger.
Je lui ai dit que je respirais le même air que lui, que je vivais sur la même planète que lui, que j'étais un être humain comme lui et que je ne voyais pas pourquoi on devrais réduire le champ des possibles.
J'ai été à l'école comme tout le monde, quand bien même il a été dit à ma mère que je ne pourrai jamais y réussir. J'ai sû lire et écrire, certes avant l'âge scolaire, alors que j'étais sensée être trop déficiente intellectuellement pour pouvoir le faire.
Tout ce qui semble différent est mal preçu par les gens. Tout différence est négative !
Si les gens voyaient les choses de manière plus positive, il y aurait plus de réussite, plus de miracle et le bonheur ne serait que plus grand !
A en écouter certains, et à lire certaines descriptions du syndrome d'Asperger, il faudrait que les "aspies" se fassent lobotomiser le crâne pour ressembler à tout le monde tellement qu'ils sont handicapés et que cela les empêchent de vivre sereinement. Au nom de l'uniformité des relations sociales, les gens sont prêts à tout pour abandonner leur véritables personnalité à la place d'un déguisement en préfabriqué ! Cependant, ils sont démasqués : ils parlent pour ne rien dire ! Neutral
J'ai choisi d'être telle que je suis, de me montrer aux gens telle que je suis. En conséquence, j'ai trés peu d'amis. Les autres gens qui voulaient essayer de me connaître - merci à eux quand même - s'obstinaient à vouloir me "changer".

@Sandral
Je n'ai pas vraiment de soutien à l'extérieur, hormis ma mère. C'est à elle que je dois tout et je m'efforce de le lui rendre au centuple. Je lui téléphone tous les jours ou quand j'ai une permission, je la passe chez elle.
Quant à mon père, il ne m'a jamais comprise et à l'écouter, il aurait mieux valu que j'aille dans l'établissement spécialisé pour les troubles mentaux. Il a pour amis des gens qui ont pour seule conversation de parler de leur "voyage aux Bahamas et de l'hôtel luxieux qu'ils ont payé". Lui a essayé de me "changer" en m'emmenant voir ses "amis". J'y allais mais cela se terminait irrémédiablement en conflit. Non pas que je leur disais "vos conversations sont nulles" mais lorsqu'ils abordaient un sujet scientifique ou historique, j'avais le don de "jouer les wikipédias".
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Anachréon



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MessageSujet: Re: Greetings   Jeu 15 Mar 2012, 11:24

Ah oui, j'oubliais...
Pour information, je n'ai pas de traitement médical. Tout simplement parce que je n'en vois pas la nécessité.
Razz
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sandral



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MessageSujet: Re: Greetings   Ven 16 Mar 2012, 12:34

Anachreon
Citation :
Comme je le disais dans mon témoignage, le regard des autres est trés difficile à faire évoluer.
Avec le psychiatre militaire, j'ai beaucoup insisté sur le fait qu'avoir le syndrome d'Asperger n'était pas une maladie mais une autre manière d'être.
Lors de l'entretien, il disait souvent des phrases commençant par "vous ne pouvez pas...", "vous ne faites pas...", "vous n'avez pas les capacités pour...", ce que je lui ai fait remarquer. Je lui ai dit qu'il avait une vision trop négative de ce que peut être le syndrome d'Asperger.
Je lui ai dit que je respirais le même air que lui, que je vivais sur la même planète que lui, que j'étais un être humain comme lui et que je ne voyais pas pourquoi on devrais réduire le champ des possibles.
J'ai été à l'école comme tout le monde, quand bien même il a été dit à ma mère que je ne pourrai jamais y réussir. J'ai sû lire et écrire, certes avant l'âge scolaire, alors que j'étais sensée être trop déficiente intellectuellement pour pouvoir le faire.
Tout ce qui semble différent est mal preçu par les gens. Tout différence est négative !
Si les gens voyaient les choses de manière plus positive, il y aurait plus de réussite, plus de miracle et le bonheur ne serait que plus grand !
A en écouter certains, et à lire certaines descriptions du syndrome d'Asperger, il faudrait que les "aspies" se fassent lobotomiser le crâne pour ressembler à tout le monde tellement qu'ils sont handicapés et que cela les empêchent de vivre sereinement. Au nom de l'uniformité des relations sociales, les gens sont prêts à tout pour abandonner leur véritables personnalité à la place d'un déguisement en préfabriqué ! Cependant, ils sont démasqués : ils parlent pour ne rien dire ! Neutral
J'ai choisi d'être telle que je suis, de me montrer aux gens telle que je suis. En conséquence, j'ai trés peu d'amis. Les autres gens qui voulaient essayer de me connaître - merci à eux quand même - s'obstinaient à vouloir me "changer".


j'aime beaucoup tes mots faudrait les ériger en charte ou traité de respect de la différence des personnes aspis!!!!!!!!! cheers
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Anachréon



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MessageSujet: Re: Greetings   Ven 16 Mar 2012, 13:11

Sandral

Il faut que les aspies le sachent. A force qu'on leur mette dans la tête qu'ils sont handicapés, ils le deviennent vraiment parce que, inconsciemment, ils se mettent des barrières qui les empêchent de devenir indépendants.
Regardez les reportages traitant de ce sujet : ils prennent des gens qui "frôlent la caricature" ! Le message qu'ils veulent nous envoyer est : "vous avez le syndrôme d'Asperger, vous êtes malheureux."
Par conséquent, si on pousse le raisonnement plus loin : "vous êtes maheureux, parce que vous êtes différents."
Plus loin encore : "vous êtes différents, vous n'êtes pas des nôtres."

"Vous êtes différents, vous n'êtes pas des nôtres." Ca fait mal d'entendre cela, n'est-ce pas ?
A tous ceux qui le pensent, je leur réponds : "Je suis dans votre monde mais à ma façon."
Avoir le syndrôme d'Asperger ou pas revient au même qu'avoir les cheveux bruns ou blonds. Alors pourquoi m'en lamenter ?

Il n'y a pas que les aspies qu'on différencie. Je porte aussi une autre étiquette, celle de surdoué (je l'ai su en refaisant un bilan plus tard). Que voit-on des surdoués à la télévision ?
On voit les vantards, ceux qui, sous prétexte qu'ils sont HQI, se croient tout permis et au-dessus des autres. Ceux-là, ils devraient descendre de leur piédestal ! alien Surprised
On voit ceux qui ont été mis dans une classe "spéciale surdoués", dans une école qui coûte cher à l'année. Surdoué, c'est réservé aux riches ?! Mad
Et je passe le reste.

Je le dis encore :
Etre asperger ou surdoué, c'est comme être brun ou blond, c'est comme être introverti ou extraverti. Ce n'est rien d'autre qu'une caractéristique.
Pour reprendre un terme médical, c'est notre CMH (Complexe Majeur d'Histocompatibilité), c'est notre soi .
A bon entendeur, salut !

alien alien alien
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Tavington89



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MessageSujet: Re: Greetings   Ven 25 Oct 2013, 15:13

Bien qu'ayant changé de pseudonyme, je vous donne de mes nouvelles...
J'ai fini par quitter l'armée avec une inaptitude au service à la mer et à ma spécialité.
J'ai donc repris mes études. Aprés un an en Licence interdisciplinaire en Sciences (première année validée),
je suis actuellement en première année de pharmacie (PACES). Je me prépare activement au concours.

Cool 
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sandral



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MessageSujet: Re: Greetings   Mer 30 Oct 2013, 08:42

merci pour ces nouvelles, c'est sympa de revenir par ici ( même si c'est très calme le forum en ce moment)

c'est un grand virage pour toi et un nouveau commencement! félicitation à toi Cool 

Bonne continuation

Sandral
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MessageSujet: Re: Greetings   Aujourd'hui à 10:27

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Greetings
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