SYNDROME D'ASPERGER

Forum destiné aux personnes asperger ainsi qu'aux parents et proches d'enfants, d'ados et d'adultes présentant le syndrome d'Asperger
 
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 De mes nouvelles

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Gurdill



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MessageSujet: De mes nouvelles   Sam 08 Fév 2014, 05:58

Tout d'abord, bonjour ! (ou bonsoir, amis insomniaques).

Cela fait un moment que je n'ai plus posté et que je rode plus ou moins comme un spectre sur le forum.
Sandral m'a demandé des nouvelles, ce à quoi j'ai répondu assez brièvement.

Je vais donc tenter d'être un peu plus complet sur les raisons de mon absence de ces derniers temps.

Il c'est passé pas mal de choses (à mes yeux en tout cas), J'ai avancé un peu plus sur la route qui mène au diagnostic (je ne sais plus où je m'étais arrêter, mais je complèterai cela sur le sujet que j'avais ouvert (il me semble que j'en avais ouvert un, si je ne perd pas la tête).

La saison y est surement pour quelque chose, mais je suis encore dans une dépression et beaucoup de choses l'alimente ;

J'ai eu plusieurs "disputes" avec ma meilleur amie (pour qui j'ai des sentiments, là je sais que j'avais ouvert un sujet), je ne sais même pas si le terme de dispute est correcte d'utilisation sachant que mon amie s'est disputée avec moi mais que ce n'étais pas réciproque.
En fait c'est partit de rien, mais toujours de la même manière, je fait une remarque qui a mes yeux est parfaitement innocente, mais elle l’interprète d'une manière différente, auquel je ne pensais pas et souvent que j'ai du mal à comprendre. Comme je vois qu'elle n'a pas compris, j'insiste en essayant de m'expliquer comme je peux, elle, continue à voir cela avec son interprétation à elle et les choses empirent.
À tête reposée, je vois bien mon erreur, qui est d'insister à vouloir lui expliquer au lieu de stopper, lui dire qu'on ne parle pas la même langue et repartir à zéro. je me fait l'impression de quelqu'un qui tente d'éponger avec un chiffon déjà trempé au lieu de le jeter et en prendre un sec.
Pour tout dire, le fait de savoir que ces disputes stupides viennent du fait de mon Asperger et que ces temps ci elle est trop sous pression pour laisser couler, n'améliorent en rien mon moral, je m'en veux de pas être normal, de pas avoir de diagnostic, je perd espoir que les choses s'améliorent...

Toujours avec elle, lors d'une discussion, bien que je ne lui ai toujours pas avouer mes sentiments et qu'elle les ignorent toujours, elle en est venue à m'avouer qu'elle me vois comme un ami et que donc elle ne me vois pas comme un homme potentiel.
Cela m'a donné un grand coup au moral et j'en ai beaucoup souffert (ça continue à me faire un peu mal).
Bien que ce soit parfois un défaut, c'en est parfois une qualité, j’intellectualise toujours tout, même les sentiments.
J'ai commencé par me dire qu'au moins ça résolvais un de mes problèmes, à savoir qu'est ce qu'elle ressent pour moi et comment me comporter par conséquent ? comme un grand frère ou comme un amant ?
À mon grand étonnement, et surement parce qu'il n’intellectualise pas l'émotionnel comme moi, mon psy semble mieux me comprendre que moi même dans ce domaine. J'ai toujours penser que quel que soit ce que ressent mon amie pour moi, notre relation me comble et son amitié ou son amour sont égaux à mes yeux tant qu'elle est près de moi, hors la peine que j'ai ressentit alors que je ne risquais pas de perdre son amitié puisqu'elle ne connait toujours pas mes sentiments, me démontre que je me trompais.
Ensuite j'ai repensé à une des phrases de Sheldon Cooper dans The Big Bang Theory "Elle ne peux pas t'avoir rejeter, puisque tu ne lui pas avoué ce que tu ressent". J'ai médité là dessus et trouvé cela très vrai, après tout elle continue toujours à me témoigner une affection plus grandes que celle de simples amis, et il y a peu, pour moi aussi l'idée que l'on était juste amis et que je ne la voyais pas comme une compagne potentielle était bien ancrée, il m'a fallut beaucoup de méditation pour remettre cela en cause, il y a toujours une possibilité qu'il en sois de même pour elle.
Donc finalement je garde un certain espoir, et je suis un peu libéré de savoir quel sont ses sentiments à l'heure actuelle.

J'ai beaucoup réfléchis au fait que j'aimerais avoir des amis autre qu'elle sur qui je puisse compter. Je sais que mes critères d'amitiés sont plus élevé que ceux des gens normaux (il semble que ce soit le cas pour la majorité des Aspies). J'en ai déjà parler à mon psy pour qui c'est à moi de m'adapter car je suis minoritaire.
Je n'ai pas renoncé à mes critères, mais je les ai rabaissé en me disant que ce serait plus simple de commencer par une amitié comme les gens normaux ont et d'ensuite en accompagnant progressé vers une amitié comme je recherche, plus fusionnel et où l'on a confiance en l'autre.
Seulement ça a été une grosse déception. J'ai fait de gros efforts encore et encore avec des gens que je considère comme des connaissances/copains avec qui je m'entend (pour eux c'est ça la définition d'amitié) mais chaque fois je suis le seul à faire des efforts, les autres semblent s'en moquer complètement... C'est désespérant.

Et finalement, j'ai eu beaucoup de préoccupations administratives comme j'appelle ça, notamment mes étapes de diagnostic, un rendez vous avec une psychiatre, mes rendez vous avec mon psy, avec l'assistante sociale du forem et tout ce qui en découle pour avoir droit aux allocations de chômage (et je n'en ai pas encore finis).
Tout cela me demande un temps de préparation considérable par peur de l'échec ou de faire une gaffe et tout ce stress en plus des relations sociales qui me sont très éprouvantes me laissent complètement épuisé.

Voila, ça doit-être à peu près tout. J'espère être plus présent à partir de maintenant, j'ai dans l'espoir de travailler beaucoup sur mon SA (apprendre à le gérer et vivre "heureux" avec) et j'espère aussi pouvoir avancer dans ma passion de figurines, je n'ai pas su beaucoup m'y consacrer, sachant leur effet sur moi j'espère bien que ça va me rebooster un peu.

Sur ces bonnes paroles, je vais à nouveau tenter de dormir.

Bye à tous et à plushe !
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sandral



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Lun 10 Fév 2014, 13:15

merci Gurdill, courage, c'est de grandes épreuves que tu dois vivre là, mais avec du recul quand tout sera engagé ça te paraitra moins coriace dans quelques temps... un pas à la fois, fait qu'on peut gravir une montagne en regardant nos pas et les embuches et pas le sommet

Revenir à tes miniatures est une bonne idée. Connais-tu d'autres passionnés?
Habites-tu loin de Namur? Une connaissance organise des petites rencontres autour de discussions et jeux entre aspis, et il y a quelques fans de " medieval games etc" (envois moi un mp si tu veux l'adresse)

Pour ton amie, un conseil, laisse de coté tes ruminations, c'est vrai qu'on intellectualise tout et trop
le temps est ton seul allié et effectivement l'amitié est un joyau précieux qu'il faut chérir à souhait car elle est si rare entre un garçon et une fille.
il est normal que tu en sois amoureux si tu la vois comme une perle, mais si elle hésite , ne te torture pas le cœur, prend ce dont elle est capable de te donner à l’instant présent....ne bousille pas ce présent , vos entrevues, au nom de projection et de fantasmes avenirs....

et quand elle s’énerve devant tes remarques, garde une distance, ne répond pas, sinon il y a escalade de malentendus et de frustrations...aspi ou pas aspi nous sommes tous confrontés à la susceptibilité, les humeurs, les incompréhensions, ne culpabilise pas de parler une autre langue qu'elle. Si vous vous entendez si bien depuis si longtemps elle comprend et accepte ta façon de penser non?

Courage à toi

Cultivons notre petit jardin intérieur et nos plaisirs seuls sans les faire dépendre de personnes extérieures à nous , c'est ma devise en ce moment , aussi aux prises à des difficultés relationnelles...

Sandral



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Gurdill



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Mer 12 Fév 2014, 04:26

Merci pour les conseils relationnels, j'en était arrivé aux mêmes conclusions
Après c'est pas toujours aussi aisé de s'en tenir à ses bonnes résolutions, mais au moins ça aide de les avoir en tête ^^

sandral a écrit:
Revenir à tes miniatures est une bonne idée. Connais-tu d'autres passionnés?
Habites-tu loin de Namur? Une connaissance organise des petites rencontres autour de discussions et jeux entre aspis, et il y a quelques fans de " medieval games etc"   (envois moi un mp si tu veux l'adresse)
D'autres passionnés, pas vraiment.

J'ai une copine qui m'a appris les bases de la peinture pro (je sais, ça fait bizarre dans une même phrase, mais bon, le niveau pro est au dessus des peintres normales, mais elle m'a appris que les bases, il reste plein de subtilité à apprendre encore pour évoluer), toute sa famille sont là dedans, participe à des concours, etc... mais bon ça va faire presque 1 an que je l'ai pas vue.
Elle a beau me dire qu'elle pense souvent à moi et qu'elle aimerait qu'on se vois, alors qu'elle est au même point que moi (ne travaille pas et reste 24H/24 chez elle, et selon elle "a ne rien faire allongé sur le lit") je n'ai jamais de ces nouvelles si ce n'est pas moi qui insiste pour en avoir, j'ai essayé plus d'une vingtaine de fois de la voir, on se donne rendez vous, et elle annule à la dernière minute (trop souvent littéralement). J'ai essayé de savoir ce qui allait pas (elle déprime et a peur des gens comme moi) je me suis donc adapté, mais toujours pour le même résultat... j'ai l'impression d'être le seul à faire des efforts, alors là j'en ai marre.

Je connais aussi des gens intéressé par le sujet, mais c'est des connaissance de loin, des gens de clubs que j'ai vu une ou deux fois, je les connais pas vraiment, et bien qu'ils apprécient le travail pro, eux sont au niveau simple des joueurs.

Je suis à Sambreville, plus ou moins à mi chemin entre Charleroi et Namur (j'ai été à l'école dans les deux coins d'ailleurs, mais malgré tout je suis nul en géo, alors je connais presque rien dans les deux régions, ni dans la mienne d’ailleurs !  Razz ).

Je veux bien l'adresse (tu peux l'envoyer par MP si tu préfère), je suis toujours intéressé pour rencontrer des gens, et j'aurais bien aimé une rencontre avec des aspies pour voir comment ça se passe.
Par contre mon gros problème c'est encore et toujours ma phobie sociale, j'ai très peur de rencontrer des inconnus (voir même des gens que je connais, j'angoisse encore d'aller chez mon médecin après plus de 20 ans...), et je sais pas trop quoi dire, quoi faire... Bref, une vraie nouille en relation sociale, y a que par internet que je me débrouille... et encore.

J'avais pensé m'inscrire à un site de rencontre pour découvrir de nouvelles têtes, mais bon, je l'ai fait plusieurs fois et c'est toujours un flop, déjà parce qu'on en viens vite à devoir se voir et que j'ose pas, et puis même par écrit je suis une quiche pour discuter.
À ma dernière tentative, une fille est venue me parler des livres que j'avais mis dans mes intérêts, on a discuté un peu là dessus et une fois le sujet épuisé, j'ai plus su quoi dire et après une semaine sans trouver de réponse, j'ai finis par me désinscrire.
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Gurdill



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Jeu 20 Mar 2014, 14:43

Hello à tous !
Je ne vous ai pas oublié, mais ces temps ci je suis débordé.
J'ai eu des soucis de santé (pas totalement résolu) qui m'empêchais de faire quoi que ce soit autre que dormir.
J'ai également été très pris par des soucis administratifs (et ma phobie sociale n'arrange rien là dedans), de plus, mes cours en ligne auxquels je m'était inscrit ont débuté, et comme je voulais aller plus vite je les ai fixés sur la même période Rolling Eyes Razz 

Je ne sais plus où j'en était resté dans ma demande de diagnostique, donc je reprend tout :
- J'ai contacté la fondation SUSA par mail pour faire une demande. Ce à quoi on m'a répondu qu'ils passait par téléphone pour ce genre de demandes et que je serait contacté par la psychologue.
- Je leur ai renvoyé un mail avec mon numéro de tel en précisant que j'était incapable de répondre suite à ma phobie sociale, qu'ils auraient donc affaire à ma mère qui elle n'y connait rien sur le SA et se trouve dans le dénis total de mes problèmes.
- Après un moment d'attente, on a reçu leur coup de fil et ma mère a répondu en racontant n'importe quoi, au point que j’étais persuadé que ma demande ne serait pas prise au sérieux et qu'il n'y aurais pas de suites.
- Contre toute attente, j'ai reçu une enveloppe avec le questionnaire à remplir et leur renvoyer. J'ai mis près d'un mois pour le remplir de manière la plus complète possible et leur renvoyer.
- Plusieurs mois d'écoulés et toujours aucune nouvelles, tout le monde s'impatiente (moi le premier sachant que tout les psys me disent qu'ils ne peuvent rien faire sans que le diagnostic ne soit confirmé/infirmé).
- Il y a 2-3 semaines, ma mère a pris rendez vous chez mon psy pour savoir comment évoluent les choses, et il la convainc de sonner à la fondation pour avoir des nouvelles, ce qu'elle fait, et on lui annonce qu'il y a encore 7 personnes avant moi et qu'il y en a donc pour + ou - 3 mois d'attentes.

Bon, connaissant le monde administratif c'est certainement plus, mais au moins je suis fixé, en attendant je suis occupé par mes formations, et si il me reste du temps entre, je vais voir pour me renseigner sur les TOC car il semblerait que ça fasse partie de mes problèmes au même titre que la phobie sociale.
Mon psy me dit que ce que je considère comme du perfectionnisme est en fait du TOC, que je ne peux pas espérer trouver du travail tant que je l'ai parce que mon travail n'est jamais fini car jamais assez bien pour moi... Je trouvais qu'il exagère, mais j'ai du me rendre à l'évidence.
Je devais peindre des statues de jardin pour ma mère, ça fait 2 ans que ça traine et je décide de suivre le conseil du psy et de "bâcler le travail" pour en finir et parce que personne ne le regarderais en détail... malgré tout, le soir même alors que je me lève pour un besoin urgent, je n'ai pas pu m'empêcher de revenir peindre tout les petits détails manquant...
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sandral



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Ven 21 Mar 2014, 10:42

salut Gurdill,
perfectionnisme et TOC , je trouve ça bizzare d'associer les deux!

Moi comme mon fils souffrons du même soucis de ne pas arriver à terminer un acte , il y a du perfectionnisme et de la peur d’échouer et du soucis des détails , d'accord, mais le Toc (trouble obsessionnel compulsif pour ceux qui ne savent pas) est pour moi d'un autre ordre!!!

y a de la vérification obsessionnel et de la répétition incessante et Aberrante d'une action , c'est a dire irrationnelle comme vérifier 10 fois si on a bien éteint le gaz, si on n'a pas oublier quelque chose en partant,compter toutes les marches ou les lettres ...rien à voir selon moi avec un soucis de perfectionnisme et du détail




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sandral



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Ven 21 Mar 2014, 10:44

Pour le Susa, courage Shocked ,
3 mois c'est pas si long que ça ! et enfin tu pourras te faire une idée claire je l’espère en tous cas

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Gurdill



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Ven 21 Mar 2014, 13:47

Je comprend ton étonnement, j'ai aussi du mal a visualisé que le perfectionnisme soit lié à un TOC, pour moi c'est quelque chose de normal et de positif de rechercher la perfection dans ce que l'on fait, je ne comprend pas les gens qui se contentent du médiocre quand il y a moyen de faire bien mieux.

Mais en gros, Trouble Obsessionnel Compulsif ça peut se réduire à "être obséder par quelque chose et ne pas pouvoir s'empêcher de le faire".
Hors le perfectionnisme, du moins en ce qui me concerne, c'est justement d'être obsédé par une idée de la perfection et ne pas pouvoir m'empêcher d'essayer d'y parvenir.

D'après mon psy je suis obsédé par le perfectionnisme à un niveau qui en devient irrationnel.

Dans l'exemple de mes figurines, si je veux en faire une source de revenu, il faut peindre les figurines entre 30 minutes à 2H max par figurines, mais j'en suis incapable car on obtient un niveau qui pour moi est médiocre (même si les joueurs s'en contentent).
Pour une qualité qui me parait convenable c'est un travail de minimum 60H par figurines, mais le prix de vente devient trop élever (60€ minimum une figurine de base sachant qu'une armée en compte une 50aine minimum, et entre 100 et 500€ les figurines de héros), aucun joueur n'est prêt à payer ce prix.
On peux peindre de cette manière pour les collectionneurs, mais là encore je suis trop perfectionniste, comme me le fait remarquer le psy, ça fait 2 ans que je collectionne les figurines, je n'ai toujours pas finis de peindre ma première car je trouve toujours de petits détails qui clochent.

Il me fait remarquer qu'à partir du moment où je ne suis pas capable de faire abstraction de mes obsessions du détail lorsqu'il s'agit de réaliser un travail que l'on me demande de faire de manière médiocre (selon mon estimation), alors c'est bien un TOC, et qui me handicap dans la mesure ou la société favorise le rendement à la qualité.
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sandral



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Ven 21 Mar 2014, 14:31

chacun son point de vue mais je ne suis pas d'accord avec lui
et dans le SA c'est normal d' être obsédé par les détails!

si tu es aspie, il devrait comprendre cela, et on n’enlève pas une spécificité ou un mode de penser et d'etre dans le détail justement et non dans la généralisation à une personne atteinte de SA.... Suspect Exclamation 

autre fait; tes parents refusent de parler ou de se renseigner sur le syndrome, selon eux tu souffres de quoi alors ? veulent -ils d'aider à avancer?

il est vrai qu'une phobie sociale n'est pas l'apanage du SA comme je l'ai déjà dit dans ce forum, il peut être lié à des phobies  tout simplement ou des traumas et non pas de l'autisme....

tout cela est très complexe Rolling Eyes  No on s'y perd dans tous ces problèmes de définitions et classifications psy...

a bientôt
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Gurdill



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Ven 21 Mar 2014, 16:26

sandral a écrit:
chacun son point de vue mais je ne suis pas d'accord avec lui
et dans le SA c'est normal d' être obsédé par les détails!

si tu es aspie, il devrait comprendre cela, et on n’enlève pas une spécificité ou un mode de penser et d'etre dans le détail justement et non dans la généralisation à une personne atteinte de SA.... Suspect Exclamation 
Il devrait... si il connaissait le SA, mais c'est pas le cas, justement j'espère qu'avec le diagnostique je serai redirigé vers des gens qui connaissent le SA, parce que jusque maintenant tout les professionnels de la santé que je rencontre n'en ont jamais entendu parler.
De plus les gens fonctionnent selon le principe du "normal jusqu'à preuve du contraire", tu as beau te connaitre mieux que quiconque, sans un certificat indiquant que tu es différent (ça n'a rien de péjoratif), tout le monde te considère comme parfaitement normal, d’ailleurs certains trouveront toujours à remettre ton état en question tant que tu n'es pas physiquement différent...

sandral a écrit:
autre fait; tes parents refusent de parler ou de se renseigner sur le syndrome, selon eux tu souffres de quoi alors ? veulent -ils d'aider à avancer?
Pour ce qui est de mon père, c'est un psychopathe à caractère violent, j'ai profité de son emprisonnement pour le sortir de ma vie quand j'avais 11-12 ans et n'ai plus de contact avec lui depuis (mis à part les ennuis juridique qu'il a avec ma mère).

Pour ma mère, les problèmes psys n'existent pas (que ce soit de la dépression à la schizophrénie, pour elle c'est juste un manque de volonté ou une mauvaise éducation...).
Par conséquent, pour elle je suis simplement un fainéant qui profite d'une vie facile en vivant à ses crochets comme l'on fait tout les hommes de sa vie (ses propres mots).
Elle est complètement bloquée dans ses croyances et persuadée d'avoir raison, tenter d'avoir une discution rationnelle à ce sujet avec elle, que ce soit moi ou un professionnel diplômée (psychologue ou psychiatre) n'a absolument aucun effet sur elle, autant chercher à convaincre un créationniste de la théorie de l'évolution...

Elle va jusqu'à nier les symptômes de ma phobie sociale.
Qu'elle nie mes crises de paniques je peux encore le comprendre, je ne suis pas expressif, on ne voit donc pas trace de la souffrance/panique que je ressent.
Elle met mes crises de tétanies (contraction musculaire) sur le compte d'une mauvaise position pour dormir.
Mercredi j'ai du traverser le marché pour m'occupper de mes papiers administratif, nouveauté pour moi, en rentrant j'ai remarqué que j'avais fait une éruption cutanée, bien que ce soit apparu durant la période de panique de mon affrontement social, elle cherche n'importe quelle autre raison (allergie à un produit, maladie de la petite enfance, etc...)

sandral a écrit:
il est vrai qu'une phobie sociale n'est pas l'apanage du SA comme je l'ai déjà dit dans ce forum, il peut être lié à des phobies  tout simplement ou des traumas et non pas de l'autisme....
Je me suis énormément renseigner sur la phobie sociale, ses causes et traitements, généralement elle est due à un traumatisme, et se soigne comme toutes les phobies, par exposition sur la durée et la fréquence de manière à convaincre le cerveau qu'il n'a pas de raison d'avoir peur.

Ce qui m'a étonné c'est que dans la phobie sociale, le traumatisme (moquerie des enfants, humiliation d'un professeur, événement gênant en publique) est abordé comme un fait isolé, alors que pour moi c'est le quotidien depuis toujours.

Et dans mon cas, le traitement ne marche pas, et au contraire aggrave les choses.
Pour prendre un exemple simple on peut comparer ça à la phobie des chiens.
Une personne c'est fait mordre par un chien et depuis a peur de tout les chiens de peur d'être mordu, le traitement va être de le confronter à un chien (ou une idée de chien) dans un environement sécurisé pour qu'il se rende compte qu'il ne risque rien, et on augmente la difficulté peu à peu.
On commence par exemple par le faire caresser une peluche de chien, le fait que rien ne se produise va désensibilisé un peu la personne, on passe alors à un stimuli plus important tel qu'un bébé chien, pour monter jusqu'à un chien normal,etc...

Moi dans mon cas, même en environnement sécurisé avec le plus petit stimuli disponible je suis en souffrance, et ce que les gens ont du mal à comprendre c'est que ce n'est pas juste l'effet de l'angoisse (qui est naturel dans cette situation) c'est une agression sous-jacente.
En gros c'est comme si on me présentait une peluche de chien en m'expliquant rationnellement qu'il n'y a rien à craindre, et que contre toute attente je me retrouvais mordu.

J'ai expliqué cela à la psychiatre, et pour elle ce n'est pas une phobie sociale normale, il y a autre chose, et la piste du SA est à envisager.

En fait, même si elle ne fait pas partie intégrante, la phobie sociale est fréquente dans le SA.
Il y a différent facteurs du SA qui influencent sur la phobie sociale (c'est une généralisation des symptomes, chaque aspie est différent) :
- Les aspies sont fortement sujet aux moqueries et au harcèlement.
- Les aspies ont des difficultés avec la communication et les conventions sociales.
- Les aspies sont hyper sensibles et peuvent subir une agression des sens.
- Les aspies peuvent être hyper émotif, ce qui parait banal aux autres peux avoir des conséquences catastrophiques sur le psyché de l'aspie.
- Les habitudes de l'aspie (comportement, tenue vestimentaire,...) le mettent en marge de la société.
- Les aspies ont constamment la pression et la peur de commettre une gaffe lors des interaction sociales.
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sandral



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Mar 08 Avr 2014, 15:19

salut Gurdill, j'espère que tu vas bien, il y a quelques nouveaux jeunes aspis parmi nous a présent

pour la phobie sociale c'est un mélange de cause et de conséquence du SA d'accord
mais ce n'est pas vraiment avec cette dénomination qu'on aborde les caractéristiques du SA, on parle plus de troubles de l'interaction, la peur en est par là évacuée...des manuels psychiatriques qui définissent le SA
ce qui est très fâcheux à mes yeux mais c'est une autre histoire, je crois que tous les aspis que j'ai rencontré sont des personnes souffrants de plusieurs peurs et angoisses très envahissantes et handicapantes socialement, pourquoi donc on n'en parle jamais??

au sujet de la phobie sociale comme tu l'appelles, il y a des personnes qui ont peur du contact avec quiconque pour diverses raisons, peur de l'intrusion, peur d’être jugé, peur de la moquerie, traumatisme de rejet passé, peur de ne savoir que dire et de zapper le bon sujet de discussion, peur d’être hors propos...

les peurs de voir, côtoyer des personnes et/ou de parler à des inconnus sont deux peurs différentes
être dans un bus, un magasin ou une banque et ne parler à personne est-ce aussi dur pour toi?
ou est -ce seulement quand tu dois t'adresser à un inconnu? ou te faire accoster par un inconnu? ou les 2?
soigner la peur d'un chien avec un contact avec un chien en pluche ou en vrai est pour moi d'un tout autre registre quand il est question des êtres humains et ne se soignent pas par conditionnement -déconditionnement- reconditionnement cognitivo- comportementalistes

autre question; depuis quel age as-tu peur de cela? depuis toujours?

bien à toi

Sandral
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Gurdill



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Jeu 10 Avr 2014, 04:28

Hello !
J'ai un peu zappé le forum ces temps ci.
J'ai été très pris avec mes cours en ligne, j'ai accumulé le retard dans les autres domaines pour être surs de réussir les test (ce qui est le cas vu que j'ai +90% ^^) et là je rattrape petit à petit ce retard.

Je ne suis pas surs de bien saisir le sens de ton message.
Si tu te demande si je suis bien aspie et pas phobique social, eh bien, même si aucun n'est diagnostiqué officiellement, je dirais que c'est les deux.
Finalement, avec ou sans diagnostique officiel, je connais bien mon sujet, et je sais qui je suis.

En fait les spécialistes du SA parlent de la phobie sociale dans leurs livres, mais ils ne s'étendent pas sur le sujet.
Dans la partie sur les erreurs de diagnostique, l'exemple de la personne Aspie ayant été faussement diagnostiquée Phobique Sociale pour ses troubles du comportement social avant de finalement recevoir le diagnostique Aspie est toujours cité (par contre je n'ai pas encore lu l'inverse, une personne PS faussement diagnostiquée Aspie, surement parce que les psys connaissent moins bien le SA et sont plus prompt à penser à la PS)

Il y a également quelques paragraphes décrivant pourquoi les Aspies sont plus prompt à devenir PS. (dans ceux de Attwood en tout cas, dans celui de Rudy Simone je ne me souviens plus).

Par contre dans un des vieux livres de Attwood, il citais le fait que la combinaison aspie/phobique sociale était différent et se traitais différemment de la phobie sociale simple. Mais il n'en disais pas plus à ce sujets et je n'ai rien retrouvé dans les ouvrages plus récent, mais ça doit bien être le cas puisque la dernière psychiatre que j'ai vu m'a affirmé qu'une phobie sociale simple se traite de la manière que j'ai testé (et qui n'a pas fonctionné) et que si il y a bien un SA, il faut traiter autrement.
Après, j'ai fait des recherches, mais tout ce que je lis à ce sujet, c'est qu'il faut diagnostiquer le SA par des professionnels qui eux peuvent rediriger pour le soin de la phobie sociale dans le SA. Je ne trouve rien de plus, donc il me reste à attendre.

En fait la phobie sociale se définis comme la peur du jugement, du regard des autres, mais comme pour tout il y a divers degré, de la personne qui n'ose pas avoir une discussion X ou Y avec un inconnu à la personne qui ne sort plus de chez elle et ne vois plus personne.
Tout dépend du degré de la phobie, qu'il y ai conversation où non ne fait que varier le niveau, certains ne se sentent juger que lors d'une conversation, et d'autre se sentent juger simplement en présence (où non dans les cas extrême) de personne.

Dans mon cas, je suis phobique social depuis toujours, mais ça ne fait que d'empirer, surtout depuis l'adolescence (ce qui est normal, plus on avance dans la vie plus les rapports sociaux sont nombreux et important, surtout quand on a une mère poule qui vous couve à vous étouffer et du jour au lendemain vous balance hors du niz en s'attendant à ce qu'on sache voler...)
Et pour ce qui est de mon niveau de phobie, je ne vais pas citer tout les symptômes, il y en a de trop, mais j'en suis rendu à ne presque plus sortir de chez moi (grand maximum une fois par moi, généralement pour aller au psy).
En fonction de mon degré d'angoisse, je prend plus ou moins de morphiniques (ça me met dans un état second) Que j'en prenne ou non, j'ai toujours mon flacon avec moi pour le cas où, depuis que je sais que mon amie et mon doudou m'aident à dés-angoissé, je prend la peluche qu'elle m'a offert, et je prend également mon MP3 avec du lourd dessus pour m'isoler du bruit extérieur et dissuader autant que possible les interactions sociales.
Par contre, je ne peux pas cataloguer les situations par difficultés. ça fait des années que mon psy essaye de me faire classer les situations par degré d'angoisse, mais pour moi elles sont toutes aussi horribles et douloureuses.

Voila, sinon, les phobies sociales se soignent bel et bien par thérapies comportementales brèves, c'est la technique la plus efficace pour soigner les phobies quel qu'elles soient.
On peux essayer la thérapie analytique, mais il n'y a encore aucune preuve concrète du rôle de la thérapie analytique dans le soin d'une phobie et on ne connais pas encore les résultats à long terme. (c'est du moins ce qu'on peux lire dans tout les comptes rendus de médecine sur le traitement des phobies).
Mon exemple avec la phobie des chiens peu sembler différent , mais toutes les phobies fonctionnent selon le même principe. La phobie se caractérise par la peur d'avoir peur.
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sandral



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Ven 11 Avr 2014, 10:33

salut Gurdill

méaculpa, je n'ai pas du être clair , je n'ai jamais dis que tu n'était pas aspi, ou que tu n'avais pas de PS

je parlais juste de la phobie sociale des personnes ayant le SA


bien à toi et merci pour ta clarté

Sandral
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sandral



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Ven 11 Avr 2014, 11:10

si tu ne sors qu'une fois par mois , je trouve cela bien triste et effectivement en plus d'un diagnostic clair tu dois avoir une aide d'un professionnel.
ne peux -tu pas trouvé un psy une fois par semaine?

Quant à la thérapie longue analytique, moi je suis pour mais ce débat anime les fureurs absolues ( guéguerre d 'écoles surtout.. en France...) donc je préfère me taire à ce sujet publiquement.

ton exemple de mère poule et d'etre foutu brusquement hors du nid et ne pas savoir voler est très parlant pour moi. Un moment moi aussi je me suis insurgée pour pousser mon fils hors du nid, cela fait très peur je le comprends, parfois un parent agit en désespoir de cause un peu brutalement pour avoir un résultat mais c'est clair que c'est toujours dérangeant et sans doute pas toujours efficace.
Mon fils a réussi à prendre son envol grâce à ses etudes et deux personnes rencontrées qui l'ont introduit dans 'le monde social" , moi et mon éducation ont été un premier pas, une construction disons d'une piste de decolage  Very Happy ce sont d'autres que les parents qui ont été l'impulsion de s'envoler loin de la maison... B.Cyrulnick parle bien de cela avec le concept de résilience et des tuteurs de résilience qui ne sont pas en général la famille mais des personnes extérieures même parfois des rencontres furtives mais cruciales pour le jeune.

A présent qu'il vole bien, il est de moins en moins angoissé ( les deux sont liés) et comme nous nous entendons très bien il vient me rapporter quotidiennement ses réflexions, ses surprises, ses déceptions, ses difficultés...le dialogue est ouvert et ce n'est pas moi qui demande comment va-tu? comment vole-tu dans le monde? qui as-tu rencontré?...ces questions sont intrusives pour un aspi!! Avec je suis très silencieuse, distanciée, respectueuses de sa bulle privée et j'attends qu'il vienne de lui -même pour discuter avec moi et se confier ou même me raconter ses passions ( intérêt restreint comme on dit en jargon psy) tout cela avec du plaisir et non de 'l'obligation et des contraintes forcées

le MP3 est un très bon moyen pour faire palissade anti-contact ou anti-invasif , du bruit contre du bruit, je comprends,  Wink mais cependant je m'interroge: comment finalement y échapper un jour et affronter le Réel sans peur si on a établit une trop grande forteresse autour de soi...mystère...

cordialement

Sandra

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Gurdill



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Dim 13 Avr 2014, 23:15

sandral a écrit:
méaculpa, je n'ai pas du être clair , je n'ai jamais dis que tu n'était pas aspi, ou que tu n'avais pas de PS

Ah ben c'est moi qui ai mal compris, désolé. À force de se faire harceler par tout le monde à ce sujet on finis parano...  Rolling Eyes 

sandral a écrit:
si tu ne sors qu'une fois par mois , je trouve cela bien triste et effectivement en plus d'un diagnostic clair tu dois avoir une aide d'un professionnel.

C'est ma plus grosse attente par rapport au diagnostique car je n'ai rien trouvé ailleur, mais je commence à trouver le temps long, et puis n'avoir personne à qui parler ça en est déprimant.

sandral a écrit:
ne peux-tu pas trouvé un psy une fois par semaine?

Ben en fait j'hésite déjà constament à prendre rendez vous chez mon psy, on a déjà tout essayer sans succès et il en est rendu à dire comme les autres : qu'il faut attendre le diagnostique pour s’orienter en fonction...
Au final je vais chez lui juste pour parler à un être humain et ne pas être totalement coupé du monde. Mais 50€ pour discuter une heure ça fait cher payé, surtout quand on a aucun revenu. Je le fait surtout parce que l'assistante sociale le demande.

sandral a écrit:
Quant à la thérapie longue analytique, moi je suis pour mais ce débat anime les fureurs absolues ( guéguerre d 'écoles surtout.. en France...) donc je préfère me taire à ce sujet publiquement.

Je connais bien le débat, je suis ouvert d'esprit et je pense que chaque école a son domaine de prédilection.

Seulement dans mon cas je ne vois pas l'utilité de la thérapie analytique.
J'ai beaucoup de logique et une très grande capacité analytique (notamment lors de l'écriture). Mais pour avoir eu le cas très souvent, les psys ont plusieurs métro de retard, ils envisagent une théorie alors que je l'ai déjà étudié et écartée.
D’ailleurs, les phobies sont irrationnelles (choses que les non phobiques ne comprennent pas).
Un arachnophobes sais parfaitement que "les ptites bêtes ne mangent pas les grosses" (l'inventeur de la citation n'a sans doute jamais entendu parler de la Marabunta), entre autre parce qu'on lui répète constament, mais ça n'y change rien, la peur est instinctive et non rationnelle.

De plus j'ai un mode de fonctionnement atypique (ce qui est surement du au SA), alors, à moins d'avoir à faire à quelqu'un qui est formé spécialement pour ça, les gens (que ce soit les psys analystes, comportementalistes, ou n'importe qui d'ailleurs) sont persuadé que l'on rentre dans leurs cases et qu'on fonctionne comme eux.
Au final il faut s'acharner pour qu'ils nous croient ou envisage seulement que l'on puisse penser différemment, mais on se retrouve hors de leurs domaine de compétence.

Pour ma part, je suis du genre à aimer le concret, je cherche des solutions plutôt que des théories.
Pour reprendre l'exemple de Gérard Jugnot dans le film "oui, mais...", si on tombe dans une fosse à purin, on peux chercher pourquoi (analyse) ou chercher à en sortir (comportemental). Le mieux étant d'en sortir, et ensuite on peux chercher le pourquoi afin d'éviter de tomber à nouveau dedans.

sandral a écrit:
ton exemple de mère poule et d'etre foutu brusquement hors du nid et ne pas savoir voler est très parlant pour moi. Un moment moi aussi je me suis insurgée pour pousser mon fils hors du nid, cela fait très peur je le comprends, parfois un parent agit en désespoir de cause un peu brutalement pour avoir un résultat mais c'est clair que c'est toujours dérangeant et sans doute pas toujours efficace.
Mon fils a réussi à prendre son envol grâce à ses etudes et deux personnes rencontrées qui l'ont introduit dans 'le monde social" , moi et mon éducation ont été un premier pas, une construction disons d'une piste de decolage  Very Happy ce sont d'autres que les parents qui ont été l'impulsion de s'envoler loin de la maison... B.Cyrulnick parle bien de cela avec le concept de résilience et des tuteurs de résilience qui ne sont pas en général la famille mais des personnes extérieures même parfois des rencontres furtives mais cruciales pour le jeune.

Je ne connais pas votre situation, mais tu m'as l'air d'un parent qui s’occupe comme il faut de son enfant.
Ma mère, elle n'a aucune notion des responsabilité parentale (chose que je trouve trop courent dans notre société, mais c'est tout autre chose).
Elle a voulu des enfants (et voulais des filles) dans l'idée que ça serait comme jouer à la poupée (elle est encore dans cette optique avec le fils de mon frère), elle n'a jamais pris en compte les responsabilité sous-jacente.
Quand elle a vu que ce n'était pas comme jouer à la poupée, elle nous a refilé à sa mère (ma grand mère) et c'est contenté de travailler.
Pour elle, la responsabilité d'un parent c'est de ramener de l'argent pour que la famille ai de quoi vivre, l'affectif, l'apprentissage, l'éducation, etc, elle n'en tient pas compte.

N'allez pas croire que je pense qu'être parent est chose facile, au contraire pour moi c'est énormément de responsabilité et avoir un enfant ne devrais jamais être pris à la légère.
Quand je vois mon frère qui n'a pas un sous, qui est au tribunal, a une maison insalubre, sa femme ne trouve pas de travail, lui en a trop et ne sais pas s’occuper de ses animaux, et malgré tout il a tout fait pour avoir un enfant. Tout le monde me dit "c'est lui qui l'a voulu, c'est son problème" erreur, c'est le problème de son enfant !

Pour revenir au sujet, que l'on veuille pousser hors du nids je comprend parfaitement, mais pas sans apprendre à voler et encore moins une volaille avec les ailes brisées.
Elle voudrais que je quitte la maison et vole de mes propres ailes et s'imagine que je suis bien à vivre à ses crochets et que c'est à elle à me pousser dehors. Elle ne se rend pas compte que ça fait plus de 15 ans que je ne rêve que d'une chose : partir très loin.
Quand je dis qu'elle est mère poule, c'est que d'une part elle est surprotectrice que ça en est étouffant, et d'autre part elle refuse de faire quoi que ce soit qui me permettrait de me passer d'elle.
Elle ne m'a jamais laissé lire un seul papier administratif (banque, rapport médical, mutuelle, etc...) je n'ai jamais eu le droit de sortir seul ou d'aller chez des amis, et d'un coup elle s'attend à ce que j'aille seul gérer mon compte bancaire ou mes dossiers de mutuelle et refuse de m'expliquer quoi que ce soit.

Vers mes 15 ans j'ai bien compris que j'allais devoir apprendre à me débrouiller seul, ce que j'ai fait, mais je suis face à un autre problème : ma phobie sociale extrême.
En gros, l'envie de quitter le nid, je n'ai que ça, savoir voler j'ai tout appris, mais je suis dans l'incapacité de le faire.

sandral a écrit:
A présent qu'il vole bien, il est de moins en moins angoissé ( les deux sont liés) et comme nous nous entendons très bien il vient me rapporter quotidiennement ses réflexions, ses surprises, ses déceptions, ses difficultés...le dialogue est ouvert et ce n'est pas moi qui demande comment va-tu? comment vole-tu dans le monde? qui as-tu rencontré?...ces questions sont intrusives pour un aspi!!  Avec je suis très silencieuse, distanciée, respectueuses de sa bulle privée et j'attends qu'il vienne de lui -même pour discuter avec moi et se confier ou même me raconter ses passions ( intérêt restreint comme on dit en jargon psy)  tout cela avec du plaisir et non de 'l'obligation et des contraintes forcées

Il a bien de la chance sur ce point, avec ma mère, la discutions est impossible, elle est super egocentrique, il n'y a que elle qui compte.
Elle se plein à tout les psys que je vais voire que l'on ne se parle jamais et en rejette la faute sur la TV ou le PC, seulement pour elle une discution consiste soit à lui lancer des fleurs, soit à l'écouter dire du mal de tout le monde.
Je sais bien que la majorité des NT fonctionne de cette manière, à dire du mal dans le dos des gens, mais elle c'est sa seule conversation.
D’ailleurs c'est très souvent moi le sujet, que je sois là ou non. J'ai toujours droit à la rengaine sur le fait que je suis bon à rien, que je suis un parasite, à quel point je suis nul, que je suis gros/moche, que j'ai pas d'amis, que je ne fait jamais rien,...

Si jamais j'essaye de parler avec elle, ou même qu'elle m'entend parler à quelqu'un de mes passions, mes lectures, de débats philosophiques, d'actualité, etc... elle va interrompre la conversation en lançant une remarque sur le fait que je ferais mieux de me bouger le cul à chercher du boulot (avant ça c'était me bouger le fion à réussir mes études). Je me suis fait à l'idée qu'il était impossible d'avoir une conversation intelligente avec elle, mais imaginé un peu de rester 2 mois sans parler à personne, et lors d'une réunion de famille avoir quelqu'un à qui on peu parler de ses passions mais se faire interrompre toute les 2 secondes et être obligé de la boucler.
Et malgré ce qu'elle en dit, même parler de réussite sociale est impossible, si je parle d'une expérience ou un succès tel qu'affronter une situation sociale, elle me répond que c'est de la merde et que tout le monde peux le faire ça... Rien n'est jamais assez bien pour elle. Lors de mes études, même avec un 20/20 elle arrivais encore à me traiter comme la dernière des crottes...

Le pire c'est qu'il n'y a absolument rien à faire, les profs, psys, médecin, administration, ont tous tenter de lui faire comprendre sa bêtise, mais elle est dans le déni total de tout ce qui peut entacher sa bulle de réalité, elle est persuadée d'avoir raison et que tout les autres ont tort.
Là le psy comme l'assistante sociale sont tout deux d'avis que je n'arriverai à rien tant que je vivrai sous le même toit.

sandral a écrit:
le MP3 est un très bon moyen pour faire palissade anti-contact ou anti-invasif , du bruit contre du bruit, je comprends,  Wink mais cependant je m'interroge: comment finalement y échapper un jour et affronter le Réel sans peur si on a établit une trop grande forteresse autour de soi...mystère..

Question difficile car l'isolement est autant pour le sensoriel que pour le social.
Comme je disais au psy si je veux sortir avec mon amie dans un endroit bondé, je me retrouve à devoir choisir entre mettre mon casque pour ne pas avoir le bruit de fond mais ne pas pouvoir parler à mon amie, ou alors ne pas mettre mon casque pour pouvoir communiquer avec elle, mais être torturer par le bruit de fond.

Je ne sais pas si il y en a sur le forum qui sont confronté à l'agression des sens, mais celui de l'ouie est particulièrement atroce, tout particulièrement la non-distinction des sons. une personne normale dissocie les sons et les filtres. Elle entend clairement la personne qui parle et le reste est en bruit de fond. Dans mon cas j’entends tout les sons à la même intensité et non dissocié. Lors d'une réunion de famille, si on me parle bricolage, j'entends également les discutions d’à coté sur le nouveau ptit chien, les collègues insupportable, le gamin qui fait ses dents et les étrangers qui doivent rentrer chez eux... tout en même temps, y a de quoi devenir dingue (d'autant que le niveau ne dépasse jamais celui des ivrogne dans les bars...). Après on s'étonne que je reste dans ma chambre ou que j'ai mes écouteurs sur les oreilles...

Et pour ce qui est d'affronter le monde réel, je ne suis clairement pas prêt (ou alors c'est le monde qui n'est pas prêt pour moi).
D’ailleurs je ne suis pas surs que je serai prêt un jour.
Je parlais au psy de mon expérience : lorsque quelqu'un viens me parler j'explique de manière claire et concise que je suis phobique social et que les interactions sociales me sont très douloureuse.
Logiquement les gens devraient me laisser tranquille... eh bien non, que ce soit un quidam ou un professionnel de la santé (médecin par exemple), tous se mettent à me parler, me harceler de questions, me dire qu'ils sont gentils et ne vont pas me mordre... etc...
Le psy m'a expliqué que l’intelligence moyenne d'un être humain n'est pas capable d'un raisonnement logique suffisant pour que mon expérience fonctionne, notamment car les humains sont avant tout des animaux et agissent instinctivement, ce qui est différent est rejeté par le groupe, parfois violemment, on alors il est modifié pour être intégré et que très rare seront ceux qui chercheront à comprendre.

Je dois dire que j'en arrive souvent à regretter de ne pas être "plus atteint", de ne pas pouvoir vivre dans mon monde à moi. Dans ce cas j'envie la personne autiste ou schizophrène qui vit dans sa réalité et ne fait plus attention à celle des autres.

Désolé pour le long post quelque peu négatif, mais j'ai le cafard, un gros coup de déprime.
Je n'avance nul part dans ma vie (pas de boulot, pas d'amis, pas d'amour,...) j'ai tout essayer et il ne me reste plus que le diagnostique comme dernier recours.
Je n'ai plus rien à faire si ce n'est attendre, ce n'est plus moi qui ai les cartes de mon avenir en main.
Je me pose des questions et envisage le pire. Pour moi le diagnostique d'Aspie ne fait aucun doute, mais ma mère est convaincue du contraire. Je sais bien que c'est une idiote qui n'y connais rien à rien, mais on est pas à l'abri d'une erreur de diagnostique, que pour une raison X ou Y ils décident que le diagnostique est négatif (d'autant que ma mère fera tout pour ça).
J'ai également peur que le diagnostique soit positif, mais qu'ils ne sachent pas m'aider par rapport à ma phobie sociale...

J'angoisse et je déprime. C'est l'horreur de devoir attendre de manière impuissante que la sentence tombe !
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Gurdill



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Dim 22 Juin 2014, 11:59

Bonjour à tous ! Je vous apporte mon lot de nouvelles, même si elle ne sont pas toute rose.

Je déprimais déjà depuis un moment, mais ça a finis par empirer. L'isolement social total, l'échec amoureux, le fait de ne pas avoir de nouvelles du diagnostique et de ne pas savoir envisager d'avenir pour moi, tout ça m'a amener à la dépression avec idée suicidaire froide (ça signifie risque de passage à l'acte sans appel à l'aide).
Je me permet d'en parler librement car c'est un problème aspie à ne pas sous-estimer, je vous renvois d'ailleur à un document qui en parle et que certains psys feraient bien de lire (mais j'y reviendrai).

Lien pour le document Asperger et détresse

Bien que j'essayais de garder le tête hors de l'eau je n'arrivais plus à tenir seul, mon psychologue m'a envoyé aux urgences psychiatrique de Van Gogh.

Pour ma part je souhaitais uniquement une camisole chimique (des médicaments qui vous transforment en "légume" comme ils disent) mais ils m'ont dit que pour cela je devais me faire hospitalisé.

J'ai déjà été hospitalisé en psychiatrie à Mont Godine pour soigner ma phobie sociale, j'ai du quitter au bout de 3 jours car il y avais tellement de contact sociaux que mon état anxieux c'est dégradé très rapidement (c'est depuis lors que je ne sort plus de chez moi).

J'ai donc expliquer cela, ainsi que le fait que mon psychologue insistait bien pour que je sois considéré comme autiste avant de l'être pour phobie sociale.
On m'a promis que je serait traité comme tel, qu'on m’enverrais à Vésale où le service est spécialisée dans l'autisme et tout particulièrement le psychiatre, que je n'aurais pas à subir de contact sociaux avec les autres personnes personnel médical compris et que j'aurais une chambre seul. On m'a promis une batterie d'examen et une camisole chimique, seule raison pour laquelle j'ai accepté.

Par contre arrivé là bas ça a été une toute autre histoire, pour commencer ma mère a du se battre pour m'obtenir une chambre seul, ensuite on m'apprend que je n'aurai pas de médicaments ou d'examen avant 3 jours, donc que je dois continuer à me débrouiller seul.
Là on veux me faire signer un contrat de non passage à l'acte, en gros cela dégage l’hôpital de toute responsabilité si je fait une tentative de suicide, mais il est clairement spécifié que si je vais mal j'ai droit à des médicaments pour m'aider, ce qu'ils sont incapable de faire, j'ai donc bien évidement refusé de signer.
On m'apprend également qu'il n'y a personne formé à l'autisme dans le service, on m'a donc menti une fois de plus.
Ensuite on refuse de me servir à manger, selon eux le règlement spécifie que tout les patient doivent manger ensemble à la cantine pour favoriser l'autonomie. J'ai une copie de ce règlement que j'ai du signer, cela n'est noté nul part. Je leur ai signalé que j’étais pathologiquement incapable de me rendre là bas pour manger. Ils ont donc décider de me priver de tout mes repas sous prétexte que quand j'aurai faim je finirai par me rendre à la cantine. C'est clairement de la torture et ce faisant ils violent le serment infirmier ainsi que les droit du patient, mais ils ne voulaient pas entendre raison.
Selon eux c'est comme ça qu'on soigne la phobie sociale (tout les phobiques sociaux que je connais ont vu leur problème empirer de cette manière), je leur ai signaler qu'il est clairement indiqué que je suis avant tout autiste et donc à traiter en temps que tel. à cela, tout le personnel infirmier ainsi que le psy ont eu la même réaction : "Les autistes ne vont pas en psychiatrie, si vous êtes en psychiatrie vous n'êtes pas autiste".
En gros ça signifie que les autistes n'ont pas le droit de souffrir d'autre chose tel que la dépression. Quand j'ai entendu les infis dire que l'autisme était une maladie, je me suis clairement dit "Mon poulet, ces gens n'y connaissent absolument rien, inutile d'avoir un raisonnement logique avec eux".

J'ai fait part de mon problème par mail à mon psychologue, il s'est déplacé jusque là alors que c'était son jour de congé pour engueuler le personnel infirmier et a finis par m'obtenir mon plateau repas du soir, mais comme on s'y attendais, le lendemain l'infirmier qui me l'a apporter c'est fait engueuler pour avoir "cédé au chantage" et ils me refusaient à nouveau les repas.
Mon psy a aussi pris le mail du psychiatre qui devais me voir pour lui expliquer que cela fait 3 ans qu'il me suis pour phobie sociale, que tout les traitements sont inéficace et que pour lui il s'est trompé et que le syndrome d'asperger répondrais mieux à mes critères que la phobie sociale et donc de ne pas me diagnostiquer phobique social trop vite.

J'ai vu le psychiatre le lendemain, la première chose qu'il m'a dit c'est "ça ne sert à rien de considérer l'autisme, l'autisme ne se guéri pas, donc ça voudrait dire qu'on ne peux rien pour vous." on a vu ensemble mes problèmes, pour lui tout colle avec la bipolarité, je lui fait remarqué que ça colle aussi au diagnostique d'Aspie, ce à quoi il me répond "oui bien surs ça colle parfaitement au SA, mais on ne peux rien faire dans ce cas, donc diagnostiqué un syndrome d'asperger ne sert à rien, c'est comme enculer des mouches" (j'avoue que j'ai pas bien saisi ce qu'il veux à ces pauvres bêtes), il a refuser de faire les examens prévus car "ce sont des examens où il y a une chance sur un milion pour que ce soit positif, donc ça vaut pas la peine" (je trouve pas ça professionnel du tout).
Il m'a prescrit un nouveau traitement spécialement pour les bipolaires, mais qui fonctionne bien sur les autistes aussi, mais surtout qui a des effet sédatifs, donc j'ai accepté.
Par contre il voulais me garder en psychiatrie, car "je finirais par m'habituer et aller mieux avec le temps" Hors mon état ne faisait que d'empirer, donc sans hésiter je suis partit.

La bonne nouvelle c'est que la visite de mon psy m'a beaucoup aidé à aller mieux, j'ai également eu 3 jours à ne rien faire, pour réfléchir et me trouver des solutions, et bonne nouvelle, arrivé chez moi je vois un mail de SUSA, j'ai mon rendez vous pour le 27, donc semaine prochaine.

Là je suis excité et impatient à l'idée du rendez-vous, mais également très anxieux !
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sandral



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Lun 23 Juin 2014, 16:02

Mad j'hallucine Gurdill, ton message me révolte! quel grave manquement de soins, et de professionnalisme!! quel mauvais traitement fait-on subir aux jeunes en détresse!!
Pour qui ils se prennent. Tout ce que tu nous décris là est digne de dénonciation , de non- assistance en personne en danger et effectivement d'abus de pouvoir et de torture!!!
Ne mets plus jamais les pieds chez eux! Bipolaire est la nouvelle étiquette psychiatrique fourre-tout à la mode! c'est fou! une connaissance fait une crise de décompensation y a une semaine et hop elle est taxé de bipolaire elle aussi...

Bon..Tous les espoirs sont posés entre les mains du Susa donc...dans 4 jours

dès que tu les vois raconte-nous

bien à toi et plein de courage! on est avec toi!

Sandral
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Gurdill



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Lun 23 Juin 2014, 17:13

Merci

Oui ça me révolte également, j'en reparlerai à mon psy, comme il a les noms des chefs tout en haut il pourra peut-être faire quelque chose, mais j'en doute.

Par contre, le fait que ce soit dans le règlement que tout le monde doit manger à la cantine pour favoriser l'autonomie, je sais que c'est vrai, même si chez eux ce n'est pas noté dans le règlement que l'on doit signer à l'entrée.
Seulement il est également vrai que favoriser l'autonomie du patient est la dernière chose qu'un infirmier doit faire, lorsque tout les autres besoins sont réalisés. Tout comme les droits du patient spécifie clairement "tout patient a droit à des soins de qualité".
Ce qu'on apprend à l'école d'infirmier, c'est que chaque cas est différent, et qu'il faut toujours s'adapter au cas par cas, d’ailleurs le métier d'infirmier consiste principalement à savoir se débrouiller et s'adapter à chaque situation.
Lors de mon hospitalisation à Mont Godine, lorsque je n'était plus capable de voir les gens, ils ont compris la situation et m'apportaient mon repas (par contre ils ne comprenaient pas que le personnel soignant sont des gens et donc aussi anxiogène que les autres patient pour un phobique social).

Par contre je sais par des témoignages d'autres phobiques sociaux que cette maltraitance n'est pas un cas isolé et que d'autres hôpitaux la pratiquent, y compris en France.

Ce que je compte faire c'est réaliser un compte rendu complet de la situation, et la transmettre à mes anciens professeurs dont le cours est concerné, je pense que certains d'entre eux trouverons là matière à travailler avec leurs élèves, et je pense comme eux pour ce qu'ils nous ont toujours dit : ce sont les futures infirmiers et infirmières qui ont réellement le pouvoir de changer les choses et faire évoluer la profession.
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sandral



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Mar 24 Juin 2014, 09:49

oui t as raison fait un compte rendu

tu as suivi des cours dans une école d'infirmier, j'avais oublié cela??

plein de courage !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Sandral sunny 
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Gurdill



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Ven 27 Juin 2014, 23:25

Je suis un mec plein de surprise !  Razz 
Enfin, à mon avis, c'est surement que je n'en avais pas parlé. J'ai tenté l'école d'infirmier.
J'ai fait 5 ans, j'ai doublé ma première année et triplé la seconde avant d'abandonné.

Comme on peux s'en douter, les relation sociales n'étaient pas mon fort, je séchais les cours de plus en plus souvent car je ne supportait pas la foule, et les stages me rendaient malade (physiquement comme mentalement) c'est à ce moment que j'ai entamé une thérapie contre la phobie sociale, mais rien n'a marcher et ça a continué à empirer.
Par contre, tout n'est pas noir, j'ai une bonne compréhension des test médicaux pour en avoir passé un grand nombre, je suis très intéressé à la psy car ça aide à comprendre les comportements des gens, et je suis très doué pour la pratique, ce n'est quasiment que de la logique à avoir, donc je donnais cours lorsque les autres ne comprenaient pas et je simplifiais souvent les techniques de soin.

Tout le monde s'étonne que j'ai arrêté ma première année de programmation informatique car trop de contact sociaux, pour ensuite me tourner vers les études d'infirmier qui sont encore plus sociales.
Pour répondre à cela, les test d'orientation m’orientaient vers cette branche, j'ai beau ne pas aimer le social, j'adore aider les autres, je connais bien le milieu médical, d'une part pour être souvent malade, d'autre part parce que mes parents sont infirmier (mon psy à une théorie comme quoi j'ai choisit ce métier pour atteindre une rédemption par rapport à mon père), et mon amie est aussi infirmière, autant dire que l'idée de travailler avec elle m'aurait fait signer pour n'importe quel job...

Voila pour la parenthèse sur les soins infirmier.

Pour mon rendez vous, c'était un entretient avec le neuropédiatre et la psychologue, j’étais vraiment très nerveux, j'avais peur de ne pas être pris au sérieux, de ne pas pouvoir leur décrire comme il faut ce qui me fait penser au SA.
Avec l'anxiété, j'avais du mal à parler, du mal à me concentrer pour répondre de manière la plus complète possible, mais je pense que l'entretient c'est bien déroulé, comme ils m'ont dit, je leur ai remis un gros dossier très complet, je pense que l'entretient était surtout pour me voir en situation.

Je dois dire que je suis bien plus satisfait de cet entretient que de mes derniers avec les psychiatres.
On m'a demandé des informations sur mon parcours, mes relations aux autres et mes difficultés.
Ici j'ai sentit que l'on tenais compte de mes souffrances, mes interrogations, mes analyses,...

Finalement, on m'a dit qu'étant majeur, le témoignage de ma mère n'était pas nécessaire mais qu'on pouvais le faire. Là connaissant, j'ai préféré refuser.
Ils m'ont dit qu'ils me recontacteraient pour passer les examens et faire le bilan pour voir l'aide qu'on peux me proposer en fonction de mes problèmes, mais que ce ne serait pas avant quelques mois à cause des vacances. Ils m'ont dit qu'entre temps, ils contacterons mon psychologue.

Voila. La logique voudrait que l'on ne perde pas de temps inutilement en examens si l'entretient n'est pas concluant, donc je suppose que le fait d'être recontacté est bon signe que l'entretient c'est bien passé.
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sandral



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Dim 29 Juin 2014, 19:18

très bien Gurdill , je suis contente pour toi
cependant ne tire pas de conclusion hative, attend au moins le deuxième rendrez-vous

tu as été tout seul ?  Exclamation Question 

 Very Happy Sandral
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Gurdill



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Dim 29 Juin 2014, 22:05

ne t'en fait pas, je garde la tête froide, c'est juste que j'avais peur de me faire rembarer dès le premier rendez vous.
A force d'entendre des médecin vous dire que vous n'êtes pas aspie parce que vous n'êtes pas comme un robot et que vous avez au moins une amie, on finis par se poser des questions.
Ici je trouve bon signe d'avoir été écouter et que l'on ne retourne pas tout ce que je dis comme "preuve" que je ne suis pas aspie.

Ce qui me rassure surtout c'est la manière dont ils ont parlé de la fin du diagnostique, qui laisse entendre que, que je sois aspie ou non, ils me redirigeront en fonction de mes besoins, ce qui est rassurant car à part le diagnostic d'aspie je n'envisageais plus rien d'autre pour m'en sortir.

Non je ne suis pas allé tout seul, ma mère m'a conduit et accompagné parce qu'avec mes médicaments elle ne veux pas que je conduise, mais elle est resté dans la salle d'attente durant l'entretient. Sinon j'avais aussi mon lapin en peluche, mais ça c'est une autre histoire !  Razz 
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sandral



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Lun 30 Juin 2014, 22:26

albino albino lapin ? vous avez dis lapin!!??
alors là tu m'en bouches en coin !!! Very Happy.... je t'epargne les explications intimes sur un forum ça le fait pas...  Wink 


A bientôt
S
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cremedemarron



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Mer 02 Juil 2014, 15:16

hello Gurdill, j'ai un peu suivi car je me souvenais que tu passais les tests.
Tu as donc un 2è rdv, puis ensuite c'est la conclusion? tu sais de quel type de rdv?
en tout cas tu as été satisfait apparemetn de leur jugement et de leur façon de t'interroger, ça fait du bien des personnes compétentes, à l'écoute, et diplomates !

tu nous diras la suite....
mais SA ou pas comme tu le dis,c'est encourageant et vraiment soulageant que les professionnels te conseillent ensuite et te redirigent vers d'autres spécialistes compétents.

a bientot
et garde le moral sunny 
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cremedemarron



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Mer 02 Juil 2014, 15:17

au fait...
c'est mignon le lapin en peluche  Very Happy 
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Gurdill



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MessageSujet: Re: De mes nouvelles   Sam 05 Juil 2014, 23:27

Si je me trompe pas, normalement c'est 2-3 rendez vous pour passer divers examens. Je ne sais pas trop ce que ce sera comme examen, j'ai un peu cherché sur le net, les examens varient d'une personne à l'autre.
J'ai vu qu'il pouvais y avoir des questionnaires, notamment sur les aptitudes sociales, des test sensoriels, une évaluation du QI,... Mais je ne sais pas encore à quoi je vais avoir droit.

Le lapin, c'est en rapport à mon angoisse sociale, ça me dérange pas d'en parler, de toute façon tout le monde me demande toujours pourquoi quand on me voit avec.

J'angoisse moins quand je suis avec mon amie (j'ai vu dernièrement que dans "le cerveau d'hugo" ils parlent d'une libération d’ocytocine pour expliquer ça), le lapin en peluche est un de ses cadeaux, donc quand je l'ai avec moi c'est un peu comme être avec mon amie. De plus, je lui frotte ses oreilles comme je fait à mon doudou depuis toujours, c'est un genre de rituel pour gérer mon angoisse, c'est comme le balancement de certains autistes.
Moi ça me calme un peu, et étant inexpressif, ça permet aux gens de voir mon niveau d'angoisse.
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